
13/05/2009


Gaza - CPI
L'association palestinienne, Waed, pour les études des captifs et des libérés, a exprimé ses fortes colères en protestant contre les activités du Pape Benoît XVI durant sa tournée au Proche Orient, en négligeant totalement de respecter les sentiments des musulmans qui l'ont invité.
"Le Pape a déclaré publiquement devant les musulmans qu'il va rencontrer la famille du sergent, Gilad Chalit pour la soutenir, en ignorant les souffrances de plus de 11 mille familles palestiniennes dont leurs fils (des femmes, des enfants et des personnes âgées) souffrent extrêmement dans les prisons de l'occupation", a protesté l'association juridique dans son communiqué publié, le lundi 11/5, et dont le centre palestinien d'information a reçu une copie.
"La rencontre du Pape n'est une procédure politique pour servir l'occupation israélienne, ainsi qu'une mesure loin de toute valeur ethnique ou morale", a contesté l'association Waed, en indiquant que cette pratique du Pape n'est pas un geste digne car elle n'a pas respecté les sentiments des milliers de captifs palestiniens dont des ministres, des députés et des centaines de femmes et d'enfants innocents, alors que Benoît XVI n'est paru intéresser que par le sort du sergent sioniste, Gilad Chalit
L'association palestinienne, Waed, pour les études des captifs et des libérés, a exprimé ses fortes colères en protestant contre les activités du Pape Benoît XVI durant sa tournée au Proche Orient, en négligeant totalement de respecter les sentiments des musulmans qui l'ont invité.
"Le Pape a déclaré publiquement devant les musulmans qu'il va rencontrer la famille du sergent, Gilad Chalit pour la soutenir, en ignorant les souffrances de plus de 11 mille familles palestiniennes dont leurs fils (des femmes, des enfants et des personnes âgées) souffrent extrêmement dans les prisons de l'occupation", a protesté l'association juridique dans son communiqué publié, le lundi 11/5, et dont le centre palestinien d'information a reçu une copie.
"La rencontre du Pape n'est une procédure politique pour servir l'occupation israélienne, ainsi qu'une mesure loin de toute valeur ethnique ou morale", a contesté l'association Waed, en indiquant que cette pratique du Pape n'est pas un geste digne car elle n'a pas respecté les sentiments des milliers de captifs palestiniens dont des ministres, des députés et des centaines de femmes et d'enfants innocents, alors que Benoît XVI n'est paru intéresser que par le sort du sergent sioniste, Gilad Chalit
Les tactiques israéliennes pour s’emparer des propriétés d’Al-Quds


La famille de Mohammed al-Tamimi vit dans la vieille ville d’Al-Quds (Jérusalem Est occupée) depuis des temps immémoriaux. Il dit que sa lignée remonte à Tamim al-Dari, un compagnon du Prophète Mohammed (paix et bénédiction sur lui), qui est arrivé de la Péninsule Arabe et s’est installé dans la région d’Al-Khalil vers 650 de notre ère.
« Sans la moindre exagération, je peux solennellement attester que mes racines dans cette terre sont plus profondes que les racines de 99,99% des Juifs israéliens, ce même peuple qui clame maintenant que nous n’appartenons pas à cette terre, notre terre, et qui essaient de nous en chasser, » dit-il à IslamOnline.net.
Montrant sa maison, Mohammed a dit que des agents du gouvernement israélien ont essayé désespérément de le convaincre de la vendre à un groupe d’intérêts juifs pour une grosse somme d’argent.
« Un homme qui présentait bien, en costume élégant, a frappé à ma porte, disant qu’il voulait boire un café avec moi, » se rappelle-t-il.
« Il m’a dit qu’il paierait un million de dollars si j’acceptais de lui vendre ma maison. Il a dit que nous n’avions pas besoin de quitter la maison maintenant, et que nous pouvions y rester encore dix ans, » a ajouté Mohammed.
« Il a aussi souligné qu’il jurait sur Dieu de garder l’affaire secrète, jusqu’après sa mort. »
L’audace de l’homme a rendu Mohammed furieux.
« N’eût été la coutume arabe de montrer du respect et de la courtoisie à nos hôtes, je l’aurais frappé. Il était chez nous, après tout, » dit-il.
« Mais je lui ai dit que notre religion, notre honneur et notre dignité n’étaient pas à vendre. »
Mohammad dit que les Arabes se sont installés à Al-Quds et en Palestine il y a des centaines d’années avant que les tribus Khazar ne se convertissent au Judaïsme, autour du 8ème siècle.
« Ces gens prétendent avoir un lien avec Abraham, Isaac et Jacob. Ils n’ont aucun lien avec ces prophètes, ni d’un point de vue biologique, ni même d’un point de vue religieux, » conteste-t-il.
« Ces colons sont des Européens blancs, regarde leurs visages, la couleur de leur peau. Est-ce qu’Ariel Sharon ou Ehud Olmert ressemblent à des Sémites, ou même à des Moyens-Orientaux ? »
Tactiques de saisie
Tamimi est un des milliers de Palestiniens qui se battent pour conserver leur propriété face à la campagne israélienne brutale pour s’emparer des propriétés et des terres arabes à l’intérieur et autour d’Al-Quds.
La campagne est financée par des centaines de millions de dollars versés par des Juifs riches du monde entier, et également par le gouvernement israélien qui tente de judaïser la ville sainte et de gommer l’identité arabo-musulmane.
Bassam Bahr, avocat à Al-Quds, recense depuis longtemps les tactiques illicites d’Israël pour s’emparer de l’immobilier arabe dans la ville et les localités alentours. Il dit qu’Israël a maintenant massivement recours à des sociétés immobilières fictives pour acheter des maisons et des propriétés palestiniennes.
« Certaines de ces sociétés ont même des noms islamiques pour tromper les vendeurs potentiels. Et ils offrent des sommes attractives bien au-dessus du prix du marché. »
Ces dernières années, les Israéliens ont utilisé des sociétés immobilières basées dans certains pays arabes.
« Des gens naïfs ou non avertis pourraient penser que servir de couverture pour les intérêts coloniaux israéliens est la dernière chose que ferait une société immobilière basé en Jordanie, » dit Bahr.
« Finalement, on connaît la vérité mais après que la propriété de la maison ou du lopin de terre en question soit transférée à un Israélien. Ensuite, ils liquident la société et ceux qui sont impliqués disparaissent ou émigrent. »
Présent/Absent
Israël s’empare également des propriétés des “absents”, au motif que l’Etat est propriétaire des biens qui n’en ont pas.
Mais dans de nombreux cas, note Bahr, l’absent ne l’est pas réellement, mais il vit à quelques centaines de mètres de sa propriété et tout ce qui l’en sépare, c’est le gigantesque mur de séparation qu’Israël a érigé autour d’Al-Quds (photo ci-dessus).
« Ils disent au propriétaire légal que puisque sa propriété est située à l’intérieur de la cité et que son lieu de résidence est en dehors, cela veut dire que c’est la propriété d’un absent. Et lorsque l’affaire arrive au tribunal, le juge décide habituellement en faveur de l’Etat, » dit Bahr.
« Le juge, qui est souvent un colon juif, est vraiment un ennemi. Comment voulez-vous obtenir justice d’un juge qui est votre ennemi ? »
Dans certains cas, des agents israéliens convainquent, par chantage ou moyennant finance, un membre d’une famille arabe de vendre sa part de la propriété familiale.
« Dans n’importe quel pays, un membre d’une famille qui n’a qu’une part d’un bien immobilier n’a pas le droit de vendre la propriété toute entière sans le consentement du reste de la famille, » note Bahr.
« Toutefois, en Israël, la signature d’un seul membre d’une famille, même s’il a des problèmes mentaux, est suffisante pour la saisie de la propriété familiale, même si les autres membres de la famille n’ont aucune connaissance du marché secret. »
Annulation de résidence
Après épuisement de tous les prétextes et excuses, et lorsque tous les coups fourrés légaux imaginables et les échappatoires s’avèrent insuffisants pour escroquer une famille arabe de son bien, Israël a recours à des projets à long terme.
C’est exactement ce qui est arrivé à Mohammed il y a quelques années, lorsqu’il a voulu ajouter un autre étage à sa maison pour loger son fils qui venait de se marier.
« J’ai fait une demande de permis et j’ai attendu plus de trois ans que les autorités israéliennes me répondent. Et finalement, ils m’ont dit que je ne pouvais pas le faire. »
Mohammed dit que son fils a été obligé d’aller vivre à Abu-Dis, quartier voisin d’Al-Quds pas encore annexé par Israël.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Toutes les deux ou trois semaines, des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur israélien sont venus subrepticement inspecter la maison de Mohammed pour voir si son fils et sa femme y vivaient toujours.
Et lorsqu’ils ont finalement découvert qu’ils avaient déménagé à Abu Dis, ils ont décidé que son droit à résider à Al-Quds était révoqué.
« Tu vois, ils nous disent que soit nous souffrons en silence, soit nous perdons nos droits de propriété. C’est la conduite de l’Etat qui proclame qu’il est la seule démocratie au Moyen Orient. »
« Sans la moindre exagération, je peux solennellement attester que mes racines dans cette terre sont plus profondes que les racines de 99,99% des Juifs israéliens, ce même peuple qui clame maintenant que nous n’appartenons pas à cette terre, notre terre, et qui essaient de nous en chasser, » dit-il à IslamOnline.net.
Montrant sa maison, Mohammed a dit que des agents du gouvernement israélien ont essayé désespérément de le convaincre de la vendre à un groupe d’intérêts juifs pour une grosse somme d’argent.
« Un homme qui présentait bien, en costume élégant, a frappé à ma porte, disant qu’il voulait boire un café avec moi, » se rappelle-t-il.
« Il m’a dit qu’il paierait un million de dollars si j’acceptais de lui vendre ma maison. Il a dit que nous n’avions pas besoin de quitter la maison maintenant, et que nous pouvions y rester encore dix ans, » a ajouté Mohammed.
« Il a aussi souligné qu’il jurait sur Dieu de garder l’affaire secrète, jusqu’après sa mort. »
L’audace de l’homme a rendu Mohammed furieux.
« N’eût été la coutume arabe de montrer du respect et de la courtoisie à nos hôtes, je l’aurais frappé. Il était chez nous, après tout, » dit-il.
« Mais je lui ai dit que notre religion, notre honneur et notre dignité n’étaient pas à vendre. »
Mohammad dit que les Arabes se sont installés à Al-Quds et en Palestine il y a des centaines d’années avant que les tribus Khazar ne se convertissent au Judaïsme, autour du 8ème siècle.
« Ces gens prétendent avoir un lien avec Abraham, Isaac et Jacob. Ils n’ont aucun lien avec ces prophètes, ni d’un point de vue biologique, ni même d’un point de vue religieux, » conteste-t-il.
« Ces colons sont des Européens blancs, regarde leurs visages, la couleur de leur peau. Est-ce qu’Ariel Sharon ou Ehud Olmert ressemblent à des Sémites, ou même à des Moyens-Orientaux ? »
Tactiques de saisie
Tamimi est un des milliers de Palestiniens qui se battent pour conserver leur propriété face à la campagne israélienne brutale pour s’emparer des propriétés et des terres arabes à l’intérieur et autour d’Al-Quds.
La campagne est financée par des centaines de millions de dollars versés par des Juifs riches du monde entier, et également par le gouvernement israélien qui tente de judaïser la ville sainte et de gommer l’identité arabo-musulmane.
Bassam Bahr, avocat à Al-Quds, recense depuis longtemps les tactiques illicites d’Israël pour s’emparer de l’immobilier arabe dans la ville et les localités alentours. Il dit qu’Israël a maintenant massivement recours à des sociétés immobilières fictives pour acheter des maisons et des propriétés palestiniennes.
« Certaines de ces sociétés ont même des noms islamiques pour tromper les vendeurs potentiels. Et ils offrent des sommes attractives bien au-dessus du prix du marché. »
Ces dernières années, les Israéliens ont utilisé des sociétés immobilières basées dans certains pays arabes.
« Des gens naïfs ou non avertis pourraient penser que servir de couverture pour les intérêts coloniaux israéliens est la dernière chose que ferait une société immobilière basé en Jordanie, » dit Bahr.
« Finalement, on connaît la vérité mais après que la propriété de la maison ou du lopin de terre en question soit transférée à un Israélien. Ensuite, ils liquident la société et ceux qui sont impliqués disparaissent ou émigrent. »
Présent/Absent
Israël s’empare également des propriétés des “absents”, au motif que l’Etat est propriétaire des biens qui n’en ont pas.
Mais dans de nombreux cas, note Bahr, l’absent ne l’est pas réellement, mais il vit à quelques centaines de mètres de sa propriété et tout ce qui l’en sépare, c’est le gigantesque mur de séparation qu’Israël a érigé autour d’Al-Quds (photo ci-dessus).
« Ils disent au propriétaire légal que puisque sa propriété est située à l’intérieur de la cité et que son lieu de résidence est en dehors, cela veut dire que c’est la propriété d’un absent. Et lorsque l’affaire arrive au tribunal, le juge décide habituellement en faveur de l’Etat, » dit Bahr.
« Le juge, qui est souvent un colon juif, est vraiment un ennemi. Comment voulez-vous obtenir justice d’un juge qui est votre ennemi ? »
Dans certains cas, des agents israéliens convainquent, par chantage ou moyennant finance, un membre d’une famille arabe de vendre sa part de la propriété familiale.
« Dans n’importe quel pays, un membre d’une famille qui n’a qu’une part d’un bien immobilier n’a pas le droit de vendre la propriété toute entière sans le consentement du reste de la famille, » note Bahr.
« Toutefois, en Israël, la signature d’un seul membre d’une famille, même s’il a des problèmes mentaux, est suffisante pour la saisie de la propriété familiale, même si les autres membres de la famille n’ont aucune connaissance du marché secret. »
Annulation de résidence
Après épuisement de tous les prétextes et excuses, et lorsque tous les coups fourrés légaux imaginables et les échappatoires s’avèrent insuffisants pour escroquer une famille arabe de son bien, Israël a recours à des projets à long terme.
C’est exactement ce qui est arrivé à Mohammed il y a quelques années, lorsqu’il a voulu ajouter un autre étage à sa maison pour loger son fils qui venait de se marier.
« J’ai fait une demande de permis et j’ai attendu plus de trois ans que les autorités israéliennes me répondent. Et finalement, ils m’ont dit que je ne pouvais pas le faire. »
Mohammed dit que son fils a été obligé d’aller vivre à Abu-Dis, quartier voisin d’Al-Quds pas encore annexé par Israël.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Toutes les deux ou trois semaines, des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur israélien sont venus subrepticement inspecter la maison de Mohammed pour voir si son fils et sa femme y vivaient toujours.
Et lorsqu’ils ont finalement découvert qu’ils avaient déménagé à Abu Dis, ils ont décidé que son droit à résider à Al-Quds était révoqué.
« Tu vois, ils nous disent que soit nous souffrons en silence, soit nous perdons nos droits de propriété. C’est la conduite de l’Etat qui proclame qu’il est la seule démocratie au Moyen Orient. »
La fleur de Gaza. Par Zeina Al-Asi

Au milieu de la démolition, la destruction, et les ruines
Un tout petit bourgeon, pas encore épanoui se flétrit
Tout silencieux, il raconte son histoire
Tout muet, il crie
Tout aveugle, il regarde autour de lui...
Cherchant sa famille, ses amis
Mais en vain !!
Ce pauvre petit, si cher, ne sait plus rien...
Car ils ne sont plus là
Car personne n´est plus là...
Et que tout est maintenant démoli
Au milieu de tout ça une voix si tendre semblait me parler..
Approche-toi un peu disait-elle et raconte au monde entier mon histoire
Dis-leur que j´étais ici
Dis-leur que j´ai refusé de mourir...
Que mes racines étaient plus fortes que toutes leurs armes
Oui, mes racines qui sont bien profondes dans ma terre...
Celle qui ne les reconnaîtra jamais...
Celle sur laquelle ils resteront toujours étrangers...
Raconte-leur,"l´histoire d´une fleur "...
Elle se tut en me laissant errer dans un silence affreux...
Un silence criant qui m'invitait à méditer la misère... Je m'approchai de lui
Ce bourgeon tout petit...pourtant plus grand que jamais ! Je le regardai les yeux fixés sur ses blessures...
Il y en avait si tant...
Les mains tremblantes je touchai son front fiévreux Des larmes brûlantes de rosées coulaient tout au long de son visage angélique....
Je ne pouvais plus supporter cette barbarie, cette injustice, cette inhumanité.. J'essayai de m'enfuir...
Mais mes pieds m'avaient abandonné comme si une force énigmatique me poussait vers lui...
Je m'arrêtai au milieu de toutes ces ruines comme une actrice que l´on avait laissée sur scène
improviser ce qu'il fallait dire... Mais dire quoi et comment?
Je me demandai : "l'histoire d'une fleur" et quelle histoire est-elle, celle qui se termine avant son début?!!
Et une fleur, mais pour quel crime au monde mérite-t-elle une telle punitionune telle bienvenue à la vie? Et quelle bienvenue est-elle celle qui conduit tout de suite à la tombe?!!! Le silence revint, encore plus atroce cette fois-cicomme celui qui précédait une tempête... lueur brillante semblait illuminer l'infini
Et j'entendis encore et encore la même voix si tendre mais si comblée de chagrins...
J´essayai de savoir qui c´était...
Mais je n´eus pas de réponse..
Quelque chose était différente cette fois-ci...
Et la voix ne s'adressait pas à moi,elle ne semblait s´adresser à personne.... Mais au monde entier...
Et Le silence fut cassé par cette voix toute jeune
Cette voix comblée de colère, de misères...qui criait: Je suis la fleur de Ghaza
Vous voulez savoir qui je suis ? Je vous le dirai
La fleur de Ghaza...L´une parmi des milliers d´autres..
J'ai vu toute ma famille mourir tout devant mes yeux!
Devant vos yeux....!
Et qu'avez-vous fait pour eux? Pour nous? Pour moi?
Dites-moi, dites-moi!
Qu'avez-vous fait pour me protéger, pour me secourir de l'ennemie del'humanité ?!
Dites-moi, dites-moi!
Qui est-ce qui vous a donné le droit?
De me tuer sans le moindre merci en violant toutes les lois Moi, la fleur qui étais en train de s'épanouir, lorsque avec vos sales mains Vous m'avez exécutée, comme les autres tout à coté de moi Dites-moi, dites-moi
Quel était mon crime? Est-ce que c'était ma foi? Ma couleur, mon odeur, ou bien le seul fait que j'étais dans votre chemin?
Est-ce le fait que je vous ai dit "non"quand le monde entier vous a donné indifféremment son "oui"
À autoriser le vol de tous ces esprits?
Et la rupture des centaines de vies? Mais j´aimerais bien savoir le crime "brutal" que j´ai commis !
Est-ce aimer mon pays ?
Car si c´était mon crime je serai infiniment fière d'être criminelle,oui !!
Mais bien sûr que non, pourquoi alors avez-vous détruit ma vie? Avez-vous peur de ce qui je pourrai devenir ou bien tout simplement de ce qui je suis?
Mais jevous demande aussi...
Suis-je une terroriste qui menace la paix de votre vie? Oui, le terrorisme votre sujet préféré, dont vous avez bien fait des moqueries?
Le terrorisme dont vous ne cessez de parler le jour et la nuit..Mais enfin dites-moi, le terrorisme n'est-il pas ce dont vous avez tellement envie?!!
Ce mot qui vous a longtemps servi de défense dorénavant devenu un mot sans aucun sens Le vrai terroriste c'est celui qui vous chasse de votre résidence équipé des plus brutales armes au monde, il vous menace Et vous jetant dehors votre propre terre, il vous laisse couler dans les mers de la souffrance
C´est celui qui vous condamne à la mort pour vos croyances Qui tue vos enfants devant vos yeux au nom de la défense Mais quelle défense dites-moi est-elle, celle qui vous permet de tuer l'innocence?
Et vous attendez après tout ça que j'obéisse vos ordonnances?
Que je vous offre ma reconnaissance? Que je reconnaisse votre fausse existence?? Jamais jamais...il n'yaura aucune chance!
S'il y a un terroriste dans ce monde c'est vous Si ce mot existe toujours ça ne correspond qu'à vous Le terrorisme c'est votre invention et notre tabou
La démocratie, votre plus grande ennemie, c'est notre meilleure amie Et la paix,la seule chose qui vous menace c'est celle qui nous renforcit! Moi, la fleur que vous avez arrachée je vous assure même si je ne suis plus là.....jeresterai toujours ici! Moi, mes voisines mes cousines toute ma famille Combien encore voulez-vous? Peu importe
Il y en aura encore ,il y en aura toujours
Des fleurs telles que moi et mes soeurs Les fleurs de ma chère Palestine qui y resteront toujours
Voici mon histoire,l'histoire d'une fleur
Voici mon histoire, mes douleurs...
La mort, la peine, la peur
Maintenant il ne me reste plus qu´une lueur
L´espoir d´une vie sans guerre
D´une vie dans mon univers...
Palestine....
Palestine....vive tes martyrs!
Vive tes fleurs!
Et vive ta terre!
Un tout petit bourgeon, pas encore épanoui se flétrit
Tout silencieux, il raconte son histoire
Tout muet, il crie
Tout aveugle, il regarde autour de lui...
Cherchant sa famille, ses amis
Mais en vain !!
Ce pauvre petit, si cher, ne sait plus rien...
Car ils ne sont plus là
Car personne n´est plus là...
Et que tout est maintenant démoli
Au milieu de tout ça une voix si tendre semblait me parler..
Approche-toi un peu disait-elle et raconte au monde entier mon histoire
Dis-leur que j´étais ici
Dis-leur que j´ai refusé de mourir...
Que mes racines étaient plus fortes que toutes leurs armes
Oui, mes racines qui sont bien profondes dans ma terre...
Celle qui ne les reconnaîtra jamais...
Celle sur laquelle ils resteront toujours étrangers...
Raconte-leur,"l´histoire d´une fleur "...
Elle se tut en me laissant errer dans un silence affreux...
Un silence criant qui m'invitait à méditer la misère... Je m'approchai de lui
Ce bourgeon tout petit...pourtant plus grand que jamais ! Je le regardai les yeux fixés sur ses blessures...
Il y en avait si tant...
Les mains tremblantes je touchai son front fiévreux Des larmes brûlantes de rosées coulaient tout au long de son visage angélique....
Je ne pouvais plus supporter cette barbarie, cette injustice, cette inhumanité.. J'essayai de m'enfuir...
Mais mes pieds m'avaient abandonné comme si une force énigmatique me poussait vers lui...
Je m'arrêtai au milieu de toutes ces ruines comme une actrice que l´on avait laissée sur scène
improviser ce qu'il fallait dire... Mais dire quoi et comment?
Je me demandai : "l'histoire d'une fleur" et quelle histoire est-elle, celle qui se termine avant son début?!!
Et une fleur, mais pour quel crime au monde mérite-t-elle une telle punitionune telle bienvenue à la vie? Et quelle bienvenue est-elle celle qui conduit tout de suite à la tombe?!!! Le silence revint, encore plus atroce cette fois-cicomme celui qui précédait une tempête... lueur brillante semblait illuminer l'infini
Et j'entendis encore et encore la même voix si tendre mais si comblée de chagrins...
J´essayai de savoir qui c´était...
Mais je n´eus pas de réponse..
Quelque chose était différente cette fois-ci...
Et la voix ne s'adressait pas à moi,elle ne semblait s´adresser à personne.... Mais au monde entier...
Et Le silence fut cassé par cette voix toute jeune
Cette voix comblée de colère, de misères...qui criait: Je suis la fleur de Ghaza
Vous voulez savoir qui je suis ? Je vous le dirai
La fleur de Ghaza...L´une parmi des milliers d´autres..
J'ai vu toute ma famille mourir tout devant mes yeux!
Devant vos yeux....!
Et qu'avez-vous fait pour eux? Pour nous? Pour moi?
Dites-moi, dites-moi!
Qu'avez-vous fait pour me protéger, pour me secourir de l'ennemie del'humanité ?!
Dites-moi, dites-moi!
Qui est-ce qui vous a donné le droit?
De me tuer sans le moindre merci en violant toutes les lois Moi, la fleur qui étais en train de s'épanouir, lorsque avec vos sales mains Vous m'avez exécutée, comme les autres tout à coté de moi Dites-moi, dites-moi
Quel était mon crime? Est-ce que c'était ma foi? Ma couleur, mon odeur, ou bien le seul fait que j'étais dans votre chemin?
Est-ce le fait que je vous ai dit "non"quand le monde entier vous a donné indifféremment son "oui"
À autoriser le vol de tous ces esprits?
Et la rupture des centaines de vies? Mais j´aimerais bien savoir le crime "brutal" que j´ai commis !
Est-ce aimer mon pays ?
Car si c´était mon crime je serai infiniment fière d'être criminelle,oui !!
Mais bien sûr que non, pourquoi alors avez-vous détruit ma vie? Avez-vous peur de ce qui je pourrai devenir ou bien tout simplement de ce qui je suis?
Mais jevous demande aussi...
Suis-je une terroriste qui menace la paix de votre vie? Oui, le terrorisme votre sujet préféré, dont vous avez bien fait des moqueries?
Le terrorisme dont vous ne cessez de parler le jour et la nuit..Mais enfin dites-moi, le terrorisme n'est-il pas ce dont vous avez tellement envie?!!
Ce mot qui vous a longtemps servi de défense dorénavant devenu un mot sans aucun sens Le vrai terroriste c'est celui qui vous chasse de votre résidence équipé des plus brutales armes au monde, il vous menace Et vous jetant dehors votre propre terre, il vous laisse couler dans les mers de la souffrance
C´est celui qui vous condamne à la mort pour vos croyances Qui tue vos enfants devant vos yeux au nom de la défense Mais quelle défense dites-moi est-elle, celle qui vous permet de tuer l'innocence?
Et vous attendez après tout ça que j'obéisse vos ordonnances?
Que je vous offre ma reconnaissance? Que je reconnaisse votre fausse existence?? Jamais jamais...il n'yaura aucune chance!
S'il y a un terroriste dans ce monde c'est vous Si ce mot existe toujours ça ne correspond qu'à vous Le terrorisme c'est votre invention et notre tabou
La démocratie, votre plus grande ennemie, c'est notre meilleure amie Et la paix,la seule chose qui vous menace c'est celle qui nous renforcit! Moi, la fleur que vous avez arrachée je vous assure même si je ne suis plus là.....jeresterai toujours ici! Moi, mes voisines mes cousines toute ma famille Combien encore voulez-vous? Peu importe
Il y en aura encore ,il y en aura toujours
Des fleurs telles que moi et mes soeurs Les fleurs de ma chère Palestine qui y resteront toujours
Voici mon histoire,l'histoire d'une fleur
Voici mon histoire, mes douleurs...
La mort, la peine, la peur
Maintenant il ne me reste plus qu´une lueur
L´espoir d´une vie sans guerre
D´une vie dans mon univers...
Palestine....
Palestine....vive tes martyrs!
Vive tes fleurs!
Et vive ta terre!
L’esprit intombable des Palestiniens




Jihad el-Shaar est content de sa maison en briques de boue situé dans le secteur Moraj de Gaza.
Sa maison de plain-pied a une surface de 80 m² et elle est faite principalement de boue et de paille ; elle a deux chambres à coucher, une petite cuisine, une salle de bains et un salon.
Nidal Eid construit sa maison avec des briques de boue.
« Nous étions hébergés par la famille, ma femme, nos quatre filles et moi, mais nous étions trop à l’étroit et c’était impossible de continuer. Nous savions qu’il nous fallait construire une maison à nous. « Nous avons attendu du ciment pendant plus de deux ans, mais à cause du siège, il n’y en avait pas. Que pouvions-nous faire ? Attendre éternellement ?
Nous avons donc décidé d’employer de la boue ».
Les Palestiniens savent construire avec de la boue comme par exemple les fours à pain et de petits enclos pour les animaux ; c’est une technique qu’ils connaissent bien, mais il n’est pas courant de l’utiliser pour construire des maisons à Gaza.
C’est en voyageant en Asie et au Moyen-Orient que Jihad el-Shaar a eu l’idée d’avoir recours à cette technique. « J’ai été au Bangladesh, en Inde, au Yémen, en Turquie... et dans tous ces pays, ils utilisent ce mode de construction pour leurs maisons. Il suffit d’avoir de l’argile, du sable et la paille ». Si vous y ajoutez de l’eau, que vous versez le mélange dans des moules en brique et que vous faites sécher au soleil pendant trois jours, vous obtenez de quoi vous construire une jolie maison.
Certains habitants de Gaza ont honte de mener un mode de vie qui les a fait retourner en arrière à cause du siège. Ils emploient l’huile de cuisine comme carburant dans les voitures, ils font la cuisine sur un feu de bois, ils se déplacent en charrettes tirées par un cheval ou un âne, mais Shaar est fier de sa maison en argile.
« En hiver, il y fait chaud et en été, elle sera fraîche. Il n’y a pas de problème de fuites et ce type de maison dure une vie entière » dit-il. « En outre, elle est bon marché. Une maison de cette taille construite en ciment coûterait au minimum 16 000 dollars . Celle-ci, fabriquée avec de simples matériaux locaux, est revenue à 3000 dollars seulement.
Avant le siège paralysant imposé par Israël à Gaza, le sac de ciment aurait coûté 20 shekels (environ cinq dollars). À présent, comme l’importation de ciment est interdite de même que celle de beaucoup d’autres produits, le ciment qui arrive à Gaza par les tunnels sous la frontière égyptienne coûte 10 fois plus cher.
Shaar a dépensé la plus grande partie de ces 3000 dollars pour pour l’achat de métaux de soutien et de flocons de paille incorporés aux briques de boue afin de les renforcer. Les pièces de métal, coûtaient auparavant mille shekels la tonne, mais leur prix a quadruplé ce qui a renchéri une construction autrement bon marché.
On trouve la paille en abondance, mais à cause du siège elle est souvent utilisée comme fourrage, ce qui la rend plus précieuse et plus chère. L’argile et le sable se trouvent partout à Gaza, mais il faut les transporter jusqu’au chantier.
Comparées aux maisons en ciment, les maisons en boue que Shaar a conçues et qu’il a appris à d’autres à construire sont les plus pratiques et elles fournissent une solution immédiate.
Nidal Eid (35) a sept enfants et il a loué une maison dans la région de Rafah après que l’armée israélienne a écrasé sa maison au bulldozer il y a quatre ans. Sa maison sera plus grande que celle de Shaar et sa construction n’a fait que commencer. Il faudra encore deux semaines pour la terminer, estime-t-il, et elle coûtera environ 4000 dollars.
« Ce sera fantastique » dit Eid, à mesure qu’il pose du mortier de boue et de nouvelles briques sur le mur qui lui arrive à la taille. « Nous faisons environ 1000 briques tous les trois jours ».
Six personne participent aux travaux, dit-il. « Je ne pouvais plus attendre la fin du siège. J’ai une famille et il nous faut une maison ; alors je me construis celle-ci. Tout est difficile à Gaza, mais nous trouverons le moyen de nous débrouiller ».
En parcourant la maison de Jihad el-Shaar, on remarque toutes sortes de jolis détails dans une structure simple. Les étagères seront formées pour loger les lanternes à gaz, les assiettes, les vases, les livres...un lit en briques de terre remplacera le sommier. Les murs, d’une épaisseur de 35 cm, gardent la fraîcheur dans la maison et les fenêtres de bois que l’on cale au moyen de bâtons permettent à l’air de circuler.
L’idée gagne du terrain. Yousef Al-Mansi, ministre des travaux publics et du logement, dit que le ministère construira une école, une mosquée et un dispensaire avec les gravats recyclés des bâtiments bombardés.
D’après les données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) seulement deux camions de matériel de construction ont pu entrer à Gaza depuis le 19 janvier de cette année. L’attaque israélienne contre Gaza s’est terminée le 18.
Les donateurs internationaux ont engagé 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction, mais Israël n’a pas autorisé l’entrée de matériaux à Gaza.
Pendant les trois semaines de son assaut, Israël a détruit quelque 5000 maisons et 20 000 bâtiments.
« Depuis que j’ai construit ma maison, j’ai reçu beaucoup d’appels - spécialement en provenance de Rafah - de gens qui veulent reconstruire leur maison au moyen de cette technique » dit Shaar. « Il y a des familles entières qui vivent sous la tente. Pourquoi ne pas construire une maison comme celle-ci ? Avec le siège nous avons trouvé d’autres façons de vivre.
Sa maison de plain-pied a une surface de 80 m² et elle est faite principalement de boue et de paille ; elle a deux chambres à coucher, une petite cuisine, une salle de bains et un salon.
Nidal Eid construit sa maison avec des briques de boue.
« Nous étions hébergés par la famille, ma femme, nos quatre filles et moi, mais nous étions trop à l’étroit et c’était impossible de continuer. Nous savions qu’il nous fallait construire une maison à nous. « Nous avons attendu du ciment pendant plus de deux ans, mais à cause du siège, il n’y en avait pas. Que pouvions-nous faire ? Attendre éternellement ?
Nous avons donc décidé d’employer de la boue ».
Les Palestiniens savent construire avec de la boue comme par exemple les fours à pain et de petits enclos pour les animaux ; c’est une technique qu’ils connaissent bien, mais il n’est pas courant de l’utiliser pour construire des maisons à Gaza.
C’est en voyageant en Asie et au Moyen-Orient que Jihad el-Shaar a eu l’idée d’avoir recours à cette technique. « J’ai été au Bangladesh, en Inde, au Yémen, en Turquie... et dans tous ces pays, ils utilisent ce mode de construction pour leurs maisons. Il suffit d’avoir de l’argile, du sable et la paille ». Si vous y ajoutez de l’eau, que vous versez le mélange dans des moules en brique et que vous faites sécher au soleil pendant trois jours, vous obtenez de quoi vous construire une jolie maison.
Certains habitants de Gaza ont honte de mener un mode de vie qui les a fait retourner en arrière à cause du siège. Ils emploient l’huile de cuisine comme carburant dans les voitures, ils font la cuisine sur un feu de bois, ils se déplacent en charrettes tirées par un cheval ou un âne, mais Shaar est fier de sa maison en argile.
« En hiver, il y fait chaud et en été, elle sera fraîche. Il n’y a pas de problème de fuites et ce type de maison dure une vie entière » dit-il. « En outre, elle est bon marché. Une maison de cette taille construite en ciment coûterait au minimum 16 000 dollars . Celle-ci, fabriquée avec de simples matériaux locaux, est revenue à 3000 dollars seulement.
Avant le siège paralysant imposé par Israël à Gaza, le sac de ciment aurait coûté 20 shekels (environ cinq dollars). À présent, comme l’importation de ciment est interdite de même que celle de beaucoup d’autres produits, le ciment qui arrive à Gaza par les tunnels sous la frontière égyptienne coûte 10 fois plus cher.
Shaar a dépensé la plus grande partie de ces 3000 dollars pour pour l’achat de métaux de soutien et de flocons de paille incorporés aux briques de boue afin de les renforcer. Les pièces de métal, coûtaient auparavant mille shekels la tonne, mais leur prix a quadruplé ce qui a renchéri une construction autrement bon marché.
On trouve la paille en abondance, mais à cause du siège elle est souvent utilisée comme fourrage, ce qui la rend plus précieuse et plus chère. L’argile et le sable se trouvent partout à Gaza, mais il faut les transporter jusqu’au chantier.
Comparées aux maisons en ciment, les maisons en boue que Shaar a conçues et qu’il a appris à d’autres à construire sont les plus pratiques et elles fournissent une solution immédiate.
Nidal Eid (35) a sept enfants et il a loué une maison dans la région de Rafah après que l’armée israélienne a écrasé sa maison au bulldozer il y a quatre ans. Sa maison sera plus grande que celle de Shaar et sa construction n’a fait que commencer. Il faudra encore deux semaines pour la terminer, estime-t-il, et elle coûtera environ 4000 dollars.
« Ce sera fantastique » dit Eid, à mesure qu’il pose du mortier de boue et de nouvelles briques sur le mur qui lui arrive à la taille. « Nous faisons environ 1000 briques tous les trois jours ».
Six personne participent aux travaux, dit-il. « Je ne pouvais plus attendre la fin du siège. J’ai une famille et il nous faut une maison ; alors je me construis celle-ci. Tout est difficile à Gaza, mais nous trouverons le moyen de nous débrouiller ».
En parcourant la maison de Jihad el-Shaar, on remarque toutes sortes de jolis détails dans une structure simple. Les étagères seront formées pour loger les lanternes à gaz, les assiettes, les vases, les livres...un lit en briques de terre remplacera le sommier. Les murs, d’une épaisseur de 35 cm, gardent la fraîcheur dans la maison et les fenêtres de bois que l’on cale au moyen de bâtons permettent à l’air de circuler.
L’idée gagne du terrain. Yousef Al-Mansi, ministre des travaux publics et du logement, dit que le ministère construira une école, une mosquée et un dispensaire avec les gravats recyclés des bâtiments bombardés.
D’après les données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) seulement deux camions de matériel de construction ont pu entrer à Gaza depuis le 19 janvier de cette année. L’attaque israélienne contre Gaza s’est terminée le 18.
Les donateurs internationaux ont engagé 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction, mais Israël n’a pas autorisé l’entrée de matériaux à Gaza.
Pendant les trois semaines de son assaut, Israël a détruit quelque 5000 maisons et 20 000 bâtiments.
« Depuis que j’ai construit ma maison, j’ai reçu beaucoup d’appels - spécialement en provenance de Rafah - de gens qui veulent reconstruire leur maison au moyen de cette technique » dit Shaar. « Il y a des familles entières qui vivent sous la tente. Pourquoi ne pas construire une maison comme celle-ci ? Avec le siège nous avons trouvé d’autres façons de vivre.
Il faut continuer le boycott






Selon un article publié dimanche dans la revue commerciale en hébreu « The Marker », 21% des exportateurs israéliens disent avoir subi un impact direct du boycott des produits israéliens depuis le début de l’année 2009. Le sondage a été commandé par le Syndicat israélien des industriels, et le pourcentage est extrait d’un échantillon de 90 entreprises de diverses industries, dont la haute technologie, la construction, le textile et l’alimentation.
L’appel au boycott global des produits israéliens, lancé en 2005, a gagné du terrain en janvier 2009 après que les forces israéliennes aient envahi la Bande de Gaza, tuant 1.400 personnes, dont plus de 400 étaient des femmes et des enfants.
Partout dans le monde, les Palestiniens de la diaspora et les militants pour les droits de l’homme se sont rassemblés pour protester, par des manifestations et des actions, centrant l’attention sur le boycott d’Israël. Certains groupes ont appelé au boycott des produits exportés depuis les colonies et les entreprises israéliennes qui profitent de l’occupation militaire, mais d’autres groupes ont appelé au boycott de tous les produits israéliens.
Les militants impliqués dans le mouvement de boycott disent qu’ils se sont inspirés du modèle créé en opposition à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980, et affirment qu’il y a beaucoup de similitudes entre le système d’apartheid sud-africain, qui avait établi une discrimination contre la population indigène africaine du pays, et l’occupation israélienne, qui applique des lois différentes à la population indigène palestinienne de celles qui encadrent la population israélienne qui est arrivée, pour sa majorité, dans le pays au cours des 60 dernières années.
Ces groupes d’activistes soulignent que d’autres parallèles existent entre l’occupation israélienne et l’apartheid sud-africain, dont les lois sur la circulation, les expulsions forcées des populations, les checkpoints et des lois et des pratiques discriminatoires. Selon la Campagne Stop the Wall, « l’apartheid commence et s’enracine dans la création même du régime israélien colonialiste, fondée comme Etat exclusivement pour les Juifs, à la fois dans la législation (de jure) et dans la mise en œuvre de ses buts à différents niveaux (de facto). Ceci comprend les mécanismes utilisés pour justifier ces pratiques. L’apartheid est caractérisé par le transfert forcé de populations, le contrôle de la terre, l’exploitation des travailleurs, l’humiliation et le meurtre de masse. »
Parmi les compagnies boycottées, on trouve Motorola, qui produit des fusibles pour les roquettes M80 ; Caterpillar, qui construit les bulldozers D9 utilisés pour la destruction des maisons palestiniennes ; Connex et Alstom, qui ont remporté le marché de construction d’un tramway qui traversera les quartiers palestiniens de Jérusalem Est - détruisant les maisons de tous les Palestiniens le long de son tracé, sans compensation ni recours juridique ; Agrexco, qui exporte des fruits et des légumes sous la marque Carmel, en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie.
Certaines de ces actions ont déjà eu lieu depuis janvier, dont le retrait des produits israéliens des rayons d’un supermarché à Paris, le blocage des ports en Afrique du Sud, des protestations de masse en Jordanie et en Turquie contre les importations israéliennes, et beaucoup d’autres.
Le site web israélien Who Profits a établi et met à jour une base de données sur les entreprises qui soit profitent de l’occupation israélienne, soit exportent des produits en provenance des colonies israéliennes. Le mouvement BDS a appelé au boycott de ces compagnies.
Une analyse complète et la traduction du sondage récent des exportateurs israéliens sera réalisée par le Alternative Information Center dans les jours prochains.
L’appel au boycott global des produits israéliens, lancé en 2005, a gagné du terrain en janvier 2009 après que les forces israéliennes aient envahi la Bande de Gaza, tuant 1.400 personnes, dont plus de 400 étaient des femmes et des enfants.
Partout dans le monde, les Palestiniens de la diaspora et les militants pour les droits de l’homme se sont rassemblés pour protester, par des manifestations et des actions, centrant l’attention sur le boycott d’Israël. Certains groupes ont appelé au boycott des produits exportés depuis les colonies et les entreprises israéliennes qui profitent de l’occupation militaire, mais d’autres groupes ont appelé au boycott de tous les produits israéliens.
Les militants impliqués dans le mouvement de boycott disent qu’ils se sont inspirés du modèle créé en opposition à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980, et affirment qu’il y a beaucoup de similitudes entre le système d’apartheid sud-africain, qui avait établi une discrimination contre la population indigène africaine du pays, et l’occupation israélienne, qui applique des lois différentes à la population indigène palestinienne de celles qui encadrent la population israélienne qui est arrivée, pour sa majorité, dans le pays au cours des 60 dernières années.
Ces groupes d’activistes soulignent que d’autres parallèles existent entre l’occupation israélienne et l’apartheid sud-africain, dont les lois sur la circulation, les expulsions forcées des populations, les checkpoints et des lois et des pratiques discriminatoires. Selon la Campagne Stop the Wall, « l’apartheid commence et s’enracine dans la création même du régime israélien colonialiste, fondée comme Etat exclusivement pour les Juifs, à la fois dans la législation (de jure) et dans la mise en œuvre de ses buts à différents niveaux (de facto). Ceci comprend les mécanismes utilisés pour justifier ces pratiques. L’apartheid est caractérisé par le transfert forcé de populations, le contrôle de la terre, l’exploitation des travailleurs, l’humiliation et le meurtre de masse. »
Parmi les compagnies boycottées, on trouve Motorola, qui produit des fusibles pour les roquettes M80 ; Caterpillar, qui construit les bulldozers D9 utilisés pour la destruction des maisons palestiniennes ; Connex et Alstom, qui ont remporté le marché de construction d’un tramway qui traversera les quartiers palestiniens de Jérusalem Est - détruisant les maisons de tous les Palestiniens le long de son tracé, sans compensation ni recours juridique ; Agrexco, qui exporte des fruits et des légumes sous la marque Carmel, en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie.
Certaines de ces actions ont déjà eu lieu depuis janvier, dont le retrait des produits israéliens des rayons d’un supermarché à Paris, le blocage des ports en Afrique du Sud, des protestations de masse en Jordanie et en Turquie contre les importations israéliennes, et beaucoup d’autres.
Le site web israélien Who Profits a établi et met à jour une base de données sur les entreprises qui soit profitent de l’occupation israélienne, soit exportent des produits en provenance des colonies israéliennes. Le mouvement BDS a appelé au boycott de ces compagnies.
Une analyse complète et la traduction du sondage récent des exportateurs israéliens sera réalisée par le Alternative Information Center dans les jours prochains.
Les produits israéliens:
- Carmel (fruits et légumes)
- Jaffa (fruits et légumes)
- Kedem (avocats)
- Coral (Cerises)
- Top (fruits et légumes)
- Beigel (biscuits apéritifs)
- Hasat (agrumes)
- Sabra (repas complets)
- Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés)
- Dagir (conserves de poissons)
- Holyland (miel, herbes)
- Amba (conserves)
- Green Valley (vin)
- Tivall (produits végétariens)
- Agrofresh (concombres)
- Jordan Valley (dattes)
- Dana (tomates cerises)
- Epilady (appareils d'épilation)
- Ahava (cosmétiques de la Mer morte)
Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729
Les produits des entreprises qui soutiennent l'Etat d'Israël (américaines ou européennes)
COCA-COLA - Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l'Etat d'Israël depuis 1966.
DANONE - Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d'investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.
NESTLÉ - Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l'économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l'imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
INTEL - Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d'investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l'usine Fab 18 de Kyriat Gat.
L'ORÉAL - Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.L'Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l'Oréal « devenir un ami chaleureux de l'Etat d'Israël ».
ESTÉE LAUDER - Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy HilfigerOutre ses investissements, le directeur est le président d'une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.
DELTA GALIL - Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C'est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria's Secret, DKNY, Ralph Lauren.LEVI STRAUSS JEANS ET CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.
TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettesŠ) - Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d'encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d'envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.
DISNEYLAND - L'entreprise Disney n'a rien d'idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l'occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d'une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d'Israël, cela en violation des résolutions internationales de l'ONU.
NOKIA - Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l'Etat d'Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu' Israël faisait partie des priorités de l'entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.
MC DONALD'S - Entreprise emblématique de l'impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l'Etat israélien. McDonald's dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l'entreprise figure parmi les heureux partenaires de l'organisation sioniste «Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l'aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.
CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) - Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C'est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.
La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) - Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.
Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King.
Autres produits : Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly-Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)
Les membres de la famille Abu Halima tués et brûlés


Dimanche 29 mars, dix semaines après avoir donné son témoignage à B’Tselem, Ghada Abu Halima est morte dans un hôpital égyptien, des suites des blessures subies lorsqu’elle a été brûlée au phosphore blanc.
Voici son témoignage :
"Jusqu’à la semaine dernière, je vivais avec mon mari, Muhammad, 24 ans, et nos deux filles, Farah, 3 ans, et Aya, 6 mois, dans le quartier A-Sifa de Beit Lahiya. Nous vivions dans la même maison que les parents de Muhammad, Sa’dallah Abu Halima, 44 ans, et Sabah Abu Halima, 44 ans, and ses frères et sœurs : ‘Omar, 18 ans, Yusef, 16 ans, ‘Abd a-Rahim, 13 ans, Zeid, 11 ans, Hamzah, 10 ans, ‘Ali, 4 ans, et le bébé Shahd, 1 an.
Notre maison avait deux étages. Au premier étage, il y avait 250 m² d’entrepôts, et nous vivions au deuxième étage. Nous sommes fermiers, et notre terre est près de la maison.
Dans la nuit de samedi [3 janvier], les avions israéliens ont jeté des tracts appelant les habitants du secteur à quitter les maisons. L’armée avait fait pareil lors d’incursions précédentes et nous n’avions pas quitté la maison ; de même cette fois, nous avons décidé de ne pas partir.
Le lendemain [4 janvier] vers 16h, alors que toute la famille était dans la maison, l’armée a commencé à bombarder notre secteur. Quelques minutes après, les missiles sont tombés sur notre maison, ils ont déclenché un incendie et plusieurs membres de la famille sont morts brûlés : mon beau-père, sa petite fille Shahd, et trois de ses fils : ‘Abd a-Rahim, Zeid et Hamzah.
Ma belle-mère et ses fils Yusef, ‘Omar et ‘Ali ont été brûlés. L’incendie s’est propagé dans toute la maison. J’avais ma fille Farah dans les bras, et nous avons été brûlées toutes les deux. Mes vêtements ont pris feu, et une partie de ma peau et de celle de Farah ont été brûlées. Heureusement, ma petite Aya n’a pas été blessée. J’ai arraché mes vêtements et j’ai crié que j’étais en train de brûler. J’étais nue, devant tout le monde dans la maison. Mon corps brûlait et la douleur était atroce. Je sentais l’odeur de ma chair en train de brûler. C’était affreux. J’ai cherché quelque chose pour me couvrir, j’ai crié sans arrêt. Le frère de mon mari a enlevé ses pantalons et m’a couverte avec. La haut de mon corps est resté nu jusqu’à ce que mon mari arrive et me couvre de sa veste.
Ensuite, il a couru dans la rue pour avoir une ambulance ou trouver quelqu’un pour nous aider à sortir de la maison les tués et les blessés. Il n’a pas trouvé d’ambulance ou de camion de pompiers. Ses cousins Matar et Muhammad-Hikmat Abu Halima, qui vivent à côté de chez nous, sont venus nous aider. Mon mari m’a soulevée, et Nabilah, sa tante, a pris Farah. Une autre tante, venue elle aussi nous aider, a pris Aya.
Muhammad, Farah, Nabilah, son fils ‘Ali, ‘Omar, Matar et moi sommes montés dans une remorque attachée à un tracteur. Muhammad Hahmat nous a conduits à l’hôpital Kamal ‘Adwan Hospital. Nous avons aussi emmené le corps du bébé Shahed. Nous avons laissé les autres dans la maison.
Sur le chemin, nous avons vu des soldats à environ 300 mètres de la Place al-‘Atatrah. Muhammad a arrêté le tracteur, et soudain, les soldats ont ouvert le feu sur nous. Ils ont tué Matar et Muhammad-Hikmat. ‘Ali a été blessé et a réussi à s’enfuir avec Nabilah et ‘Omar.
Les soldats ont demandé à mon mari de se déshabiller, ce qu’il a fait. Ensuite, il s’est rhabillé et les soldats nous ont dit de continuer à pied. Nous avons laissé les trois corps dans la remorque. Mon mari, Farah et moi avons marché vers la place, où nous avons pu monter dans une voiture qui passait. Il nous a emmenés à l’hôpital A-Shifaa. Il était environ 18h quand nous sommes arrivés à l’hôpital.
Je suis toujours hospitalisée. J’ai le corps entièrement brûlé, et aussi le visage. Farah est brûlée au troisième degré.
L’hôpital nous a voulu nous envoyer en Egypte pour être soignées et a essayé de nous emmener à Rafah en ambulance, mais l’armée nous a tiré dessus. Le chauffeur a été légèrement blessé au visage et il est reparti à l’hôpital. Maintenant, nous attendons l’autorisation pour partir en Egypte."
Ghada Riad Rajab Abu Halima, 21 ans, mariée, mère de deux enfants, habitant à Beit Lahiya, Bande de Gaza.
Le témoignagne a été recueilli par Muhammad Sabah, à l’Hôpital a-Shifaa, le 9 janvier 2009.
Voici son témoignage :
"Jusqu’à la semaine dernière, je vivais avec mon mari, Muhammad, 24 ans, et nos deux filles, Farah, 3 ans, et Aya, 6 mois, dans le quartier A-Sifa de Beit Lahiya. Nous vivions dans la même maison que les parents de Muhammad, Sa’dallah Abu Halima, 44 ans, et Sabah Abu Halima, 44 ans, and ses frères et sœurs : ‘Omar, 18 ans, Yusef, 16 ans, ‘Abd a-Rahim, 13 ans, Zeid, 11 ans, Hamzah, 10 ans, ‘Ali, 4 ans, et le bébé Shahd, 1 an.
Notre maison avait deux étages. Au premier étage, il y avait 250 m² d’entrepôts, et nous vivions au deuxième étage. Nous sommes fermiers, et notre terre est près de la maison.
Dans la nuit de samedi [3 janvier], les avions israéliens ont jeté des tracts appelant les habitants du secteur à quitter les maisons. L’armée avait fait pareil lors d’incursions précédentes et nous n’avions pas quitté la maison ; de même cette fois, nous avons décidé de ne pas partir.
Le lendemain [4 janvier] vers 16h, alors que toute la famille était dans la maison, l’armée a commencé à bombarder notre secteur. Quelques minutes après, les missiles sont tombés sur notre maison, ils ont déclenché un incendie et plusieurs membres de la famille sont morts brûlés : mon beau-père, sa petite fille Shahd, et trois de ses fils : ‘Abd a-Rahim, Zeid et Hamzah.
Ma belle-mère et ses fils Yusef, ‘Omar et ‘Ali ont été brûlés. L’incendie s’est propagé dans toute la maison. J’avais ma fille Farah dans les bras, et nous avons été brûlées toutes les deux. Mes vêtements ont pris feu, et une partie de ma peau et de celle de Farah ont été brûlées. Heureusement, ma petite Aya n’a pas été blessée. J’ai arraché mes vêtements et j’ai crié que j’étais en train de brûler. J’étais nue, devant tout le monde dans la maison. Mon corps brûlait et la douleur était atroce. Je sentais l’odeur de ma chair en train de brûler. C’était affreux. J’ai cherché quelque chose pour me couvrir, j’ai crié sans arrêt. Le frère de mon mari a enlevé ses pantalons et m’a couverte avec. La haut de mon corps est resté nu jusqu’à ce que mon mari arrive et me couvre de sa veste.
Ensuite, il a couru dans la rue pour avoir une ambulance ou trouver quelqu’un pour nous aider à sortir de la maison les tués et les blessés. Il n’a pas trouvé d’ambulance ou de camion de pompiers. Ses cousins Matar et Muhammad-Hikmat Abu Halima, qui vivent à côté de chez nous, sont venus nous aider. Mon mari m’a soulevée, et Nabilah, sa tante, a pris Farah. Une autre tante, venue elle aussi nous aider, a pris Aya.
Muhammad, Farah, Nabilah, son fils ‘Ali, ‘Omar, Matar et moi sommes montés dans une remorque attachée à un tracteur. Muhammad Hahmat nous a conduits à l’hôpital Kamal ‘Adwan Hospital. Nous avons aussi emmené le corps du bébé Shahed. Nous avons laissé les autres dans la maison.
Sur le chemin, nous avons vu des soldats à environ 300 mètres de la Place al-‘Atatrah. Muhammad a arrêté le tracteur, et soudain, les soldats ont ouvert le feu sur nous. Ils ont tué Matar et Muhammad-Hikmat. ‘Ali a été blessé et a réussi à s’enfuir avec Nabilah et ‘Omar.
Les soldats ont demandé à mon mari de se déshabiller, ce qu’il a fait. Ensuite, il s’est rhabillé et les soldats nous ont dit de continuer à pied. Nous avons laissé les trois corps dans la remorque. Mon mari, Farah et moi avons marché vers la place, où nous avons pu monter dans une voiture qui passait. Il nous a emmenés à l’hôpital A-Shifaa. Il était environ 18h quand nous sommes arrivés à l’hôpital.
Je suis toujours hospitalisée. J’ai le corps entièrement brûlé, et aussi le visage. Farah est brûlée au troisième degré.
L’hôpital nous a voulu nous envoyer en Egypte pour être soignées et a essayé de nous emmener à Rafah en ambulance, mais l’armée nous a tiré dessus. Le chauffeur a été légèrement blessé au visage et il est reparti à l’hôpital. Maintenant, nous attendons l’autorisation pour partir en Egypte."
Ghada Riad Rajab Abu Halima, 21 ans, mariée, mère de deux enfants, habitant à Beit Lahiya, Bande de Gaza.
Le témoignagne a été recueilli par Muhammad Sabah, à l’Hôpital a-Shifaa, le 9 janvier 2009.
De jeunes colons israéliens crient “Mort aux Arabes”

Un groupe de jeunes colons israéliens installés sur le flanc d’une colline près du village palestinien de Beit Ummar a appelé les soldats israéliens stationnés à côté pour qu’ils empêchent un groupe de fermiers palestiniens, accompagnés par des militants internationaux et israéliens, d’accéder à leurs terres.
Les terres des fermiers sont situées près de la colonie israélienne illégale de Bet Ayin, qui a été construite sur des terres palestiniennes volées.
La colonie continue à s’étendre et les fermiers palestiniens dont les terres sont proches de la colonie subissent un harcèlement de plus en plus fréquent, au cours de ces derniers mois.
Alors que les jeunes colons étaient sur la colline à chanter « Morts aux Arabes », les soldats israéliens ont présenté aux fermiers et aux militants un ordre militaire déclarant que leurs champs étaient une « zone militaire fermée » et les ont obligés à la quitter à la pointe du fusil.
L’incident est arrivé à la suite d’une attaque violente d’une bande de colons israéliens masqués contre deux fermiers palestiniens âgés, qu’ils ont matraqués le 26 avril. Un d’entre eux, Abdullah Soleiby, 80 ans, a été grièvement blessé à la tête après qu’une trentaine de colons israéliens l’aient maintenu par terre et l’aient frappé à la tête avec des pierres.
Les terres des fermiers sont situées près de la colonie israélienne illégale de Bet Ayin, qui a été construite sur des terres palestiniennes volées.
La colonie continue à s’étendre et les fermiers palestiniens dont les terres sont proches de la colonie subissent un harcèlement de plus en plus fréquent, au cours de ces derniers mois.
Alors que les jeunes colons étaient sur la colline à chanter « Morts aux Arabes », les soldats israéliens ont présenté aux fermiers et aux militants un ordre militaire déclarant que leurs champs étaient une « zone militaire fermée » et les ont obligés à la quitter à la pointe du fusil.
L’incident est arrivé à la suite d’une attaque violente d’une bande de colons israéliens masqués contre deux fermiers palestiniens âgés, qu’ils ont matraqués le 26 avril. Un d’entre eux, Abdullah Soleiby, 80 ans, a été grièvement blessé à la tête après qu’une trentaine de colons israéliens l’aient maintenu par terre et l’aient frappé à la tête avec des pierres.
Al-Nakba: La catastrophe palestinienne hier et aujourd'hui

Au prétexte de forcer la libération d'un unique soldat, "kidnappé par des terroristes" (ou, si vous préférez : "capturé par la résistance"), voici ce qu'Israël a fait :
— il a arrêté des membres d'un gouvernement démocratiquement élu;
— bombardé son ministère de l'intérieur, les bureaux du Premier ministre et une école;— menacé un autre Etat souverain (la Syrie) par un survol menaçant;
— jeté des tracts du ciel, mettant en garde de faire du mal à la population civile si elle ne "suit pas tous les ordres des FDI" (Forces de Défense Israéliennes);
— lâché des "bombes sonores nocturnes" sous les ordres du Premier ministre israélien, pour "s'assurer que personne ne dormira la nuit à Gaza";
— tiré des missiles sur des zones résidentielles, tuant des enfants;
— démoli une centrale électrique qui était le seul générateur d'électricité et d'eau courante pour des centaines de milliers de Gazéens.
Les familles palestiniennes, assiégées et piégées dans Gaza bouclée, ne font bien souvent plus qu'un seul repas par jour, à la lumière des bougies. Pourtant leur condition désespérée reste largement ignorée par un monde accoutumé aux mesures israéliennes extrêmes, au nom de la sécurité :
— près de 10.000 Palestiniens sont enfermés dans les geôles israéliennes, dont un grand nombre l'est sans inculpation;
— 4.000 maisons de Gaza et de Cisjordanie ont été démolies depuis 2000 et centaines d'hectares d'oliveraies ont été arrachées;
— trois fois plus de civils tués dans les territoires qu'en Israël, beaucoup d'entre eux à cause des "dommages collatéraux" lors d'opérations impliquant l'assassinat de militants suspects.
"Réveillez-vous !", s'est écrié fin juin depuis Gaza le jeune journaliste palestinien Mohammed Omer, sur les ondes de la radio de San Francisco, dans son émission Discussions Arabes. "Les gens à Gaza sont affamés. Il y a une véritable crise humanitaire. Nos enfants sont nés pour vivre. Ces gens-là n'ont-ils pas de cœur ? Aucun sentiment ? Le monde se tait !"
Pour les Palestiniens, le cri d'Omer exprime l'opinion collective, selon laquelle le monde considère la vie d'un Arabe comme infiniment moins précieuse que la vie d'un Israélien et qu'il n'y a pas de limite à la souffrance infligées aux Palestiniens innocents pour justifier le retour d'un unique soldat juif.
Cette opinion — ainsi que la colère et l'humiliation qu'elle alimente — a été rapportée à la maison encore et toujours pendant des décennies de pilonnages, de guerres et de soulèvements. Les paroles de lamentation d'Omer forment un véritable mantra, faisant écho à la première guerre entre les Arabes et les Juifs, et en particulier à ces cinq jours embrasés de mi-juillet, il y a 58 ans.
"La Catastrophe"
La guerre israélo-arabe de 1948, que l'on appelle "Guerre d'Indépendance" en Israël, les Palestiniens l'appellent al-Nakba ou "La Catastrophe". Pour des générations d'Américains, qui ont grandi avec l'histoire héroïque de la naissance d'Israël — surtout celle que raconte Leon Uris dans son livre "Exodus" —, al-Nakba n'y a pas sa place. Pourtant, cette blessure palestinienne profonde et la puissance de son souvenir, aujourd'hui, ne peuvent tout simplement pas être ignorés comme s'ils n'avaient jamais existés.
L'obscur anniversaire dont nous parlons, 11-15 juillet, est peu connu en dehors de la mémoire palestinienne. Pourtant il a contribué à forger la fureur, l'action militante et la nostalgie de la terre dans un exil qui alimente aujourd'hui le conflit. En fait, il n'est pas possible de comprendre les incendies d'aujourd'hui sans une première compréhension de la Nakba, et en particulier ce qui s'est produit sous le soleil brutal, juste à l'Est de Tel Aviv, au milieu de l'été 1948.
Le 11 juillet 1948, un convoi de half-tracks et de jeeps du 89ème Bataillon de Commandos Israéliens s'est approché de la ville arabe de Lydda, sur la plaine côtière de Palestine. Les 150 soldats faisaient partie d'une force de combat importante, constituée de survivants de l'Holocauste — à peine descendus des bateaux et eux-mêmes dépossédés par la catastrophe européenne — ainsi que de Juifs nés en Palestine, qui avaient affûté leurs techniques de combat avec l'armée britannique pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Leurs jeeps étaient surmontées de mitrailleuses tchèques et allemandes, chacune capable de tirer 800 coups à la minute. Le chef de ce bataillon, un jeune colonel du nom de Moshé Dayan, avait fait passer l'ordre d'effectuer une attaque éclair reposant sur la puissance de feu et la surprise totale.
Cette guerre avait officiellement commencé en mai, après des mois d'hostilités entre les Arabes et les Juifs. En novembre 1947, les Nations-Unies avaient voté la partition de la Palestine en deux Etats, l'un pour les Arabes et l'autre pour les Juifs. Pour le mouvement sioniste, comme pour de nombreuses personnes dans le monde entier, ceci représentait la garantie d'un havre sûr pour les Juifs au lendemain de l'Holocauste. Cependant, la majorité arabe en Palestine se demandait pourquoi ils devraient être la solution à la tragédie juive en Europe. Ils possédaient la grande majorité de la terre, dont 80% des vergers d'agrumes et des champs de céréales. Et la population arabe qui tombait du côté juif de la partition n'avait aucun désir de devenir une minorité sur leur propre terre. Ils voulaient un Etat à majorité arabe pour l'ensemble du peuple palestinien et ils appelèrent à l'aide les Etats arabes voisins pour empêcher les Juifs d'établir l'Etat d'Israël.
Dans les premiers mois de 1948, les combats s'intensifièrent. En avril, un massacre perpétré par la milice juive Irgoun, dans le village arabe de Deir Yacine, a déclenché des vagues de terreur dans toute la Palestine arabe ; cela provoqua, en représailles, le massacre de médecins et d'infirmières juifs par les Arabes, sur la route de l'Hôpital Hadassah, près de Jérusalem. Pendant ce temps, après Deir Yacine, les villageois arabes s'enfuirent par milliers en quête d'un havre sûr, avec l'intention de revenir une fois les hostilités terminées.
Le 12 mai, la ville côtière arabe de Jaffa tomba et les réfugiés commencèrent à s'entasser dans les rues de Lydda et de la ville voisine, al-Ramla. Le lendemain, dans un discours prononcé devant le conseil provisoire juif, David Ben Gourion déclara l'indépendance d'Israël et le 15 mai, les armées arabes traversèrent les frontières pour lancer des attaques sur le nouvel Etat juif. Sur le terrain, contrairement à ce qui a été dit plus tard à de très nombreuses reprises en Occident, les forces combattantes arabes et juives étaient relativement égales lorsque la guerre a commencé. Pendant un temps, les Arabes ont semblé avoir un léger avantage. Mais, lors d'une trêve qui débuta le 11 juin et qui dura quatre semaine, Israël put rompre l'embargo des Nations-Unies sur les armes et, lorsque la guerre reprit début juillet, Israël avait alors un avantage décisif.
Le 11 juillet, en fin d'après-midi, le convoi du Bataillon 89 quitta un chemin de poussière et fonça sur Lydda en vrombissant. Arrivés aux abords de la ville, [les commandos israéliens] commencèrent à tirer depuis les mitrailleuses qui surmontaient le convoi — des dizaines de milliers de cartouches en quelques minutes. "Tout ce qui se trouvait dans leur direction mourut", écrivit le correspondant du Chicago Sun Times, dans un article intitulé "Blitz Tactics won Lydda" [la tactique de bombardement massif a vaincu Lydda]. Les Commandos laissèrent la place à l'armée régulière israélienne, qui occupa Lydda et mit brutalement fin à un bref soulèvement local : 250 personnes y trouvèrent la mort, dont au plus quatre soldats israéliens, ainsi que 80 civils désarmés, qui se trouvaient dans une mosquée locale. Pendant ce temps, les avions israéliens mitraillaient ces deux villes et larguaient des tracts exigeant des Palestiniens qu'ils fuient vers l'Est, en direction du Royaume de Transjordanie. Les médecins palestiniens locaux travaillaient fiévreusement, sans électricité, utilisant des bandes découpées dans des draps pour les bandages alors qu'ils luttaient pour sauver les blessés.
Le jour suivant, le Commandant Yitzhak Rabin ordonna l'expulsion de la population civile arabe de Lydda et de la ville voisine d'al-Ramla.
Entrée chancellante dans l'Histoire
Ces expulsions ont été pendant longtemps un sujet de discorde pour ceux qui voient Israël seulement à travers la loupe de son émergence triomphante après l'Holocauste. Le roman mega-best-seller de Leon Uris, Exodus, qui a bercé la jeunesse de nombreux Américains, racontait avec force une face de cette histoire, celle de la naissance d'Israël à la suite de l'Holocauste. Pourtant, nous restons sans rien connaître de la perspective arabe : leur histoire, leur culture, leurs espoirs et leur tragédie de 1948.
J'ai passé une grande partie des dernières huit années à essayer de comprendre, des deux côtés, les racines du conflit israélo-arabe, pour mon livre, "The Lemon Tree: An Arab, A Jew, and the Heart of the Middle East" [Le Citronnier : Un Arabe, Un Juif et le Cœur du Proche-Orient]. J'ai fini par comprendre que la Nakba est aussi fondamentale dans le récit palestinien que l'Holocauste dans le récit israélien. Il est impossible de saisir les profondeurs de la tragédie actuelle, sans parler de la fureur et du désespoir des Arabes, si l'on ne comprend pas les racines de la catastrophe palestinienne.
Les expulsions de Ramla et de Lydda en 1948, ainsi que celles d'autres villes et villages palestiniens, sont documentées dans les archives de l'Etat d'Israël, les archives militaires et celles des kibboutzim, ainsi que par de nombreux historiens israéliens, dont Benny Morris (The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949), Tom Segev (1949: The First Israelis) et Alon Kadish (The Conquest of Lydda, publié par les FDI). On peut trouver une plus ample corroboration des expulsions de Lydda et de Ramla dans les écrits de Yigal Allon, alors chef du Palmach (armée) israélien. Cela a été aussi corroboré par un chef local de Kibboutz de cette époque, Israël Galili B, par Rabin lui-même dans ses mémoires et par des douzaines d'interviews que j'ai menées, depuis 1998, pour The Lemon Tree, dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et au Liban.Ces expulsions de Palestiniens de Lydda et de Ramla ont commencé à devenir massives à partir du 13 juillet et se sont poursuivies pendant trois jours. Les Arabes d'al-Ramla, bien qu'ils se fussent rendus sans incident, furent chargés dans des bus et conduit sur la ligne de front des combats, où (comme aux Arabes de Lydda) on leur ordonna de descendre et de se mettre en marche.
Les Palestiniens de Lydda furent obligés de quitter la ville à pieds et de traverser les collines en direction de la ville haute chrétienne de Ramallah, distante de plus de trente kilomètres. Les soldats juifs raconteront plus tard leur désir de punir les Arabes de Lydda pour leur soulèvement avorté. Quelques soldats confisquèrent l'or des réfugiés et tiraient en l'air derrière eux pour accélérer leur départ. (Le même mois, lors d'une réunion du cabinet israélien, ainsi que l'historien Benny Morris l'a documenté, le ministre Aaron Cohen déclara que les troupes israéliennes à Lydda avaient "reçu l'ordre" de "prendre aux Arabes expulsés toute montre, tout bijou ou argent… afin qu'il deviennent, en arrivant dans le dénuement le plus total, un fardeau pour la Légion Arabe", l'armée du Roi Abdallah de la Transjordanie voisine.)
Les Palestiniens pensaient que ce voyage serait court, tant en kilomètres qu'en nombre de jours ; nombre d'entre eux n'avaient pas eu le temps de rassembler assez de provisions pour le dur voyage qui les attendait en fait. Ils laissèrent derrière eux presque toutes leurs affaires : plats et vases, cuir et savon, fours et pots de cuivre, photos de famille encadrées, épices pour le makloubeh et la farine pour la pâte de leurs pâtisseries aux dattes. Ils laissèrent derrière eux leurs champs de pois sauvages et de jasmin, leurs passiflores et leurs anémones écarlates, leurs lys des montagnes qui poussaient entre l'orge et le blé. Ils laissèrent derrière eux leurs olives et leurs oranges, leurs citrons et leurs abricots, leurs épinards et leurs poivriers, ainsi que leur ocre, leur sumac et leur indigo.
La seule chose que les Arabes emmenèrent fut tout l'or qu'ils avaient mis de côté pour les jours difficiles ; cela deviendrait leur banque de voyage, leur moyen d'éviter la famine dans les jours à venir. Ils avaient attaché sur leurs corps chaînes, pièces et lingots, qui semblaient peser de plus en plus lourds à chaque pas.
Dès leur expulsion de Ramla et de Lydda, au moins 30.000 Palestiniens, et peut-être même 50.000, traversèrent les collines en direction de Ramallah. John Bagot Glubb, le commandant britannique de la Légion Arabe, se souvient d'un "jour brûlant dans la plaine côtière, où la température atteignait 40o à l'ombre".
De Lydda et de Ramla, les gens empruntèrent des chemins de poussière, des pistes de chameaux et des terrains découverts. La terre était brûlante et desséchée le long de "la route des ânes". Si un âne peut le faire, se souvient un Arabe de Ramla, lors d'une interview avec moi, peut-être qu'eux aussi pouvaient le faire. Les réfugiés se débarrassèrent rapidement de leurs valises, puis de leurs vêtements du dessus. L'eau manqua rapidement. Lorsqu'ils arrivèrent à un champ de maïs, certains sucèrent l'humidité des épis. Plusieurs femmes réfugiées m'ont raconté qu'en arrivant à un puits, dont la corde était rompue, elle ôtèrent leurs robes pour les plonger dans l'eau qui stagnait en contrebas afin que les enfants puissent boire aux vêtements. Une femme âgée — adolescente à l'époque — se souvient avoir vu un garçon faire pipi dans une boîte de conserve afin que sa grand-mère puisse boire son urine.
"Nous avons foncé tête baissée à la façon d'une bête enragée gigantesque, mal à l'aise et gauche", se souvient Reja-e Bussaileh, un réfugié de Lydda, dans un essai écrit 40 ans plus tard avec une vigueur qui montre à quel point cet événement est resté ancré dans les mémoires. "J'ai commencé à entendre de nouvelles choses. Je croisai des gens allongés, appuyant leurs propos de la tête, sans nuance. Ils parlaient d e leur vieux père ou du grand-père laissé derrière eux". Il y avait des histoires de mères qui se sont mises à délirer et qui abandonnèrent leurs bébés ; de mères qui moururent alors qu'elles allaitaient ; d'un jeune-homme fort qui portait son grand-père sur son dos comme un sac de pommes de terre ; d'un homme qui avait pris l'or de sa vieille femme et l'avait laissée mourir. "Certains jetaient des couvertures sur les corps des femmes", écrivit Bussaileh. "Nous croisions pareillement des bébés morts et des bébés en vie, abandonnés sur les bas-côtés ou dans des fossés… Quelqu'un dira plus tard avoir vu un bébé encore en vie sur le sein de sa mère décédée... Ce ne fut qu'à cet instant que je me suis dis à moi-même, l'aurais-je su, je l'aurais porté à la place de l'or."
Pour les vieillards et les enfants, ce fut souvent trop dur. Bussaileh, lui-même, fut à deux doigts d'abandonner. "Si seulement le soleil voulait bien disparaître, si seulement la soif, si seulement l'or… je suis à nouveau effondré. Cette fois-ci, je me couche sur le dos. Une femme passe et prononce des paroles de pitié comme si elle le faisait pour un mort. Je me suis relève alors, honteux et effrayé…"
De toutes les histoires de la Nakba palestinienne, aucune ne surpasse cette marche à travers les collines d'al-Ramla et de Lydda, il y a 58 ans ce mois-ci. "Personne ne saura jamais combien d'enfants sont morts", rappelait Glubb dans ses mémoires, Soldat avec les Arabes. La Marche de la Mort, ainsi que les Palestiniens la nomment, et le massacre de Deir Yacine représentent les deux traumatismes centraux qui forment la catastrophe palestinienne. D'innombrables milliers de personnes s'enfuirent de leurs villages, un grand nombre le faisant à cause des "campagnes de chuchotement", orchestrées par les agents du renseignement militaire israélien, qui, à la suite de Deir Yacine, furent destinées à déclencher chez les Arabes la peur de nouveaux massacres. Des dizaines de milliers d'Arabes supplémentaires furent chassés de leurs maisons par la force.
Un exemple de "plus jamais ça" poussé à l'extrême
La Nakba est si peu connue à l'Ouest, et son récit central si contraire à l'histoire si familière racontée par Leon Uris, que j'ai consacré des passages très longs de mon livre à la documenter. Les notes citant les sources s'élèvent à 30.000 mots ! Mes sources les plus convaincantes pour les lecteurs occidentaux, à propos des expulsions, viennent des Israéliens eux-mêmes. Yitzhak Rabin, dans ses mémoires, a décrit comment dans les jours décisifs de la mi-juillet 1948, il avait demandé à David Ben Gourion quoi faire de la population civile de Ramla et de Lydda. Le Premier ministre "fit un signe de la main dans un geste qui disait, 'Chassez-les !' "
Yigal Allon, écrivant dans le journal de Palmach en juillet 1948, décrivait les avantages militaires des expulsions de masse : Chasser les citoyens de Ramla et de Lydda ferait monter la pression de la part d'une population armée et hostile, tout en bloquant les routes en direction du front de la Légion Arabe, handicapant sérieusement tout effort pour reprendre ces villes. Allon a décrit aussi en détail les opérations psychologiques dans lesquelles les dirigeants des kibboutzim locaux "chuchotaient dans les oreilles de certains Arabes qu'un grand renfort juif venait d'arrivé", et qu'ils "se devaient de leur suggérer, en tant qu'amis, de s'échapper tant qu'il en était encore temps… Cette tactique a rempli totalement son objectif.
Les réfugiés de Ramla et de Lydda partirent en exode, transformant la ville chrétienne de Ramallah, sur la colline, en un dépôt de misère et de traumatisme. Cent mille réfugiés s'entassèrent dans les cours d'école, les gymnases, les couvents, les casernes, ou bien couchaient dans les oliveraies, les caves, les enclos, les étables et à la belle-étoile le long des routes sur les bas-côtés. Ils finiront par rejoindre plus de 600.000 autres réfugiés pour former une diaspora palestinienne, toujours plus importante et toujours plus désespérée.
Dans les années qui suivirent, la colère, l'humiliation, les pertes et la nostalgie des réfugiés en exil fusionnèrent autour d'un seul concept : Le Retour. Ce qui contribuera à construire ce que les Palestiniens appelleront leur mouvement de libération, dont les tactiques, depuis lors, seront considérées, par un côté, comme des actes héroïques et, par l'autre, comme du terrorisme. Le traumatisme de la Nakba a façonné l'identité des Palestiniens, attisé leur colère et construit un album de mémoire autour d'arches de pierre, de clés rouillées, de champs dorés et d'arbres qui n'existent plus et dont des fruits mythiquement abondants poussent encore plus généreusement dans leur imagination avec chaque année qui passe.
Avec la toute dernière attaque d'Israël sur Gaza, comme dans les explosions innombrables de ce passé fait de batailles, le traumatisme ne fait que reprendre. Cinquante-huit étés après la Nakba — alors que les Palestiniennes vendent à nouveau leur or pour acheter des olives et du pain ; alors que les avions israéliens larguent des tracts mettant sérieusement en garde les populations civiles arabes ; alors que les médecins manquent à nouveau de médicaments ou d'électricité et luttent pour sauver les blessés — une impression de déjà vu se propage parmi les vieux, dans les camps de réfugiés, et, au-delà, dans la vaste diaspora, rappelant, cette année, un autre anniversaire amer.
Les dernières attaques d'Israël sur Gaza, prétendument à cause d'un seul soldat, rappelle les commentaires du rabbin extrémiste Yaacov Perrin, dans son éloge du colon juif-américain Baruch Goldstein, qui massacra, en 1994, 27 Palestiniens priant dans le Caveau des Patriarches, partie de la Mosquée Ibrahimi à Hébron. "Un million d'Arabes", déclara le Rabbin Perrin, "ne valent même pas l'ongle d'un Juif".
Les Israéliens, eux aussi, sont un peuple traumatisé. Et les actions actuelles d'Israël découlent en partie de sa ferme détermination, née de l'Holocauste, de "ne jamais plus être comme des moutons que l'on conduit à l'abattoir". Mais si "jamais plus" motive la politique de représailles, peu semblent remarquer que les représailles elles-même sont totalement hors de proportion par rapport à la provocation initiale : pour chaque roquette Qassam artisanale qui tombe généralement sans faire de blessés et loin de sa cible, des douzaines, parfois des centaines d'obus, pleuvent sur les Palestiniens, avec une puissance de destruction sans aucune comparaison. Pour un soldat qui manque à l'appel, on fait souffrir un million et demi de Gazéens. Aujourd'hui, la politique d'Israël est un exemple de "plus jamais ça" poussé à l'extrême.
L'ironie, c'est qu'au lieu de contribuer à construire le havre sûr auquel ils aspirent depuis si longtemps, le gouvernement israélien, tout comme les Etats-Unis en Irak, ne fait que semer les graines de plus de haine et de rage.
Le blocus israélien sème la mort dans la bande de Gaza

« Je ne peux pas savoir quelle est la faute de cet enfant de neuf ans ? Je le regarde mourir, cent fois par jour. Je ne peux pas connaître la raison poussant l’Egypte à refuser de le laisser traverser le point de passage de Rafah pour aller trouver le soin qu lui est nécessaire ? »
Ainsi a débuté ses propos Mme Zinate, mère de cinq enfants, donnés à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI). Ensuite, elle a lancé un appel de détresse pour sauver son garçon Ossama, victime de cet injuste blocus imposé contre Gaza, victime de cette interdiction de voyage.
Avec un ton plein de tristesse, elle critique la fermeture du point de passage de Rafah par les autorités égyptiennes devant les malades palestiniens.
A côté d’elle, une autre dame garde un regard suppliant. Mme Om Hassan, 62 ans, espère qu’Allah (le Tout Puissant) rende tendres les cœurs des Egyptiens afin qu’ils laissent passer les malades palestiniens.
Une fermeture israélienne !
Et par le nord de la bande de Gaza, ce sont les Israéliens qui ferment le passage de Beit Hanoun (Erez). Eux aussi, ils ne permettent pas aux malades palestiniens d’y passer. Et sur ce point, le service israélien de la sécurité intérieure (le Shabak) pratique une sale politique. Il essaie de tirer des malades des renseignements concernant la résistance palestinienne dans la bande de Gaza.
L’organisation Médecins pour les droits de l’homme a affirmé, lundi 4 mai, que ce service de la sécurité intérieure met les malades sous de fortes pressions. Ces malades doivent donner des renseignements sur la bande de Gaza avant de la quitter pour aller se soigner à l’étranger.
Malade sur la chaise d’interrogation
Dans un rapport, l’organisation dit que de janvier 2008 à mars 2009, les Israéliens ont interrogé 438 Palestiniens ; donner des renseignements sera une condition préalable pour les laisser voyager à l’extérieur de la bande de Gaza.
Les agents ont interrogé des adolescents, ont photographié des malades, et ils les ont humiliés et insultés. Les malades qui refusent de donner des renseignements se verront prier de retourner chez eux.
Des malades harcelés
Dr Bassim Naïm, ministre palestinien de la santé, confirme pour sa part que les malades palestiniens sont harcelés et mis sous pressions pour en tirer des renseignements.
A une délégation écossaise, Naïm a dit que les malades restent des heures et des heures sous un soleil brûlant. Et ils subissent toutes sortes d’inspections. Des agissements qui viennent à l’encontre de tous les accords, conventions et traités internationaux.
La privation de soin
Waïl Abdou Al-Qader, 32 ans, du camp de réfugiés palestiniens d’Al-Chatti, à l’ouest de la ville de Gaza, était membre des brigades d’Al-Qassam. Il était très malade, au niveau de l’estomac. Il avait besoin d’une opération à l’extérieur de la bande de Gaza. Mais l’interdiction de quitter Gaza l’a finalement tué.
Briser le blocus
L’organisation américaine Human Rights Watch, en s’adressant à la secrétaire d’Etat américaine, a appelé à critiquer publiquement et fortement le blocus israélien imposé sur Gaza. C’est une sanction collective visant la population civile. Les Etats-Unis, en étant le premier allié de l’Entité sioniste, doivent pratiquer toutes les pressions sur "Israël" afin qu’elle respecte la loi internationale.
Les Etats-Unis doivent également pratiquer des pressions sur l’Egypte pour qu’elle ouvre le point de passage de Rafah pour laisser passer les malades et ces centaines de camions porteurs d’aides humanitaires.
Ainsi a débuté ses propos Mme Zinate, mère de cinq enfants, donnés à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI). Ensuite, elle a lancé un appel de détresse pour sauver son garçon Ossama, victime de cet injuste blocus imposé contre Gaza, victime de cette interdiction de voyage.
Avec un ton plein de tristesse, elle critique la fermeture du point de passage de Rafah par les autorités égyptiennes devant les malades palestiniens.
A côté d’elle, une autre dame garde un regard suppliant. Mme Om Hassan, 62 ans, espère qu’Allah (le Tout Puissant) rende tendres les cœurs des Egyptiens afin qu’ils laissent passer les malades palestiniens.
Une fermeture israélienne !
Et par le nord de la bande de Gaza, ce sont les Israéliens qui ferment le passage de Beit Hanoun (Erez). Eux aussi, ils ne permettent pas aux malades palestiniens d’y passer. Et sur ce point, le service israélien de la sécurité intérieure (le Shabak) pratique une sale politique. Il essaie de tirer des malades des renseignements concernant la résistance palestinienne dans la bande de Gaza.
L’organisation Médecins pour les droits de l’homme a affirmé, lundi 4 mai, que ce service de la sécurité intérieure met les malades sous de fortes pressions. Ces malades doivent donner des renseignements sur la bande de Gaza avant de la quitter pour aller se soigner à l’étranger.
Malade sur la chaise d’interrogation
Dans un rapport, l’organisation dit que de janvier 2008 à mars 2009, les Israéliens ont interrogé 438 Palestiniens ; donner des renseignements sera une condition préalable pour les laisser voyager à l’extérieur de la bande de Gaza.
Les agents ont interrogé des adolescents, ont photographié des malades, et ils les ont humiliés et insultés. Les malades qui refusent de donner des renseignements se verront prier de retourner chez eux.
Des malades harcelés
Dr Bassim Naïm, ministre palestinien de la santé, confirme pour sa part que les malades palestiniens sont harcelés et mis sous pressions pour en tirer des renseignements.
A une délégation écossaise, Naïm a dit que les malades restent des heures et des heures sous un soleil brûlant. Et ils subissent toutes sortes d’inspections. Des agissements qui viennent à l’encontre de tous les accords, conventions et traités internationaux.
La privation de soin
Waïl Abdou Al-Qader, 32 ans, du camp de réfugiés palestiniens d’Al-Chatti, à l’ouest de la ville de Gaza, était membre des brigades d’Al-Qassam. Il était très malade, au niveau de l’estomac. Il avait besoin d’une opération à l’extérieur de la bande de Gaza. Mais l’interdiction de quitter Gaza l’a finalement tué.
Briser le blocus
L’organisation américaine Human Rights Watch, en s’adressant à la secrétaire d’Etat américaine, a appelé à critiquer publiquement et fortement le blocus israélien imposé sur Gaza. C’est une sanction collective visant la population civile. Les Etats-Unis, en étant le premier allié de l’Entité sioniste, doivent pratiquer toutes les pressions sur "Israël" afin qu’elle respecte la loi internationale.
Les Etats-Unis doivent également pratiquer des pressions sur l’Egypte pour qu’elle ouvre le point de passage de Rafah pour laisser passer les malades et ces centaines de camions porteurs d’aides humanitaires.
Nettoyage ethnique, une maison à la fois

La maison de la famille Jaber se trouve dans le quartier Sadiyya, à l’intérieur du quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem. C'est là qu'ont vécu, depuis 1930, trois membres de la famille Jaber, ainsi que la famille Karaki, avec leurs parents, et plus tard leurs épouses et leurs enfants. Comme la plupart des maisons de la Vieille Ville, l’espace résidentiel comprend une cour ouverte qui est partagée par les résidents de la maison.
Il y a six ans, la police israélienne est arrivée dans la maison et a dit à Nasser Jaber que sa maison n’appartenait plus à sa famille, mais à un colon israélien de l’organisation coloniale messianique d’extrême-droite Ateret Cohanim, dont l’idéologie raciste est strictement alignée sur celle du Kach, parti politique qui plaide pour l’expulsion des Palestiniens. Mais quand le tribunal colonial israélien a envoyé la police sur place pour enquêter, il a décidé que la maison appartenait, bien sûr, à la famille Jaber.
Le scénario s’est répété l’année suivante, en 2004, lorsque le juge est revenu enquêter sur qui était le propriétaire de la maison. Une fois encore, après avoir visité la maison et vu les documents, il a été décidé que la maison appartenait à la famille Jaber. Mais l’histoire ne s’est pas arrêté la.
Le 2 avril, pendant que Nasser était chez sa mère dans le quartier voisin de Wadi Joz, 42 colons israéliens de Ataret Cohanim, armés de fusils d’assaut M-16, ont enfoncé la porte de la maison et se sont emparés de l’appartement qui appartient à Hazem Jaber. Il était 2h30 du matin et ils aient aidé par les forces spéciales israéliennes.
La mosquée voisine a alerté les familles du secteur et une bataille s’en est suivie dans la rue. 20 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, ont été bastonnés par les forces spéciales et 7 ont été arrêtés, dont Nasser, ses frères et son fils. Sami Al-Jundi, un des voisins de Nasser qui a été matraqué, a observé : « Ils n’ont pas utilisé de balles réelles ou de grenades lacrymogènes. A la place, ils nous ont frappés avec des matraques et nous ont aspergés de gaz paralysant au poivre. Ils savent que si le sang palestinien est répandu dans les rues de la Vieille Ville, une troisième Intifada suivra. »
Umm Alaa Jaber, qui s’est mariée dans la famille il y a 55 ans, dont la noce et la naissance de ses 9 enfants ont eu lieu dans cette même maison, croit que la lutte pour la maison et le quartier vise à les forcer à se soumettre. Elle remarque : « C’est exactement comme à Gaza. Ce qui se passe ici est comme à Gaza. Celui qui bouge est tabassé. Et ils frappent les enfants pour qu’ils aient peur de lutter contre l’occupation. Maintenant, ils expriment leur haine à l’intérieur de notre maison. » La situation a été particulièrement dure pour les femmes des familles Jaber et Karaki, qui ont dû endurer que des hommes étrangers occupent leur maison et envahissent leur espace privé. Umm Alaa dit de ce calvaire : « Mes yeux sont fatigués de larmes. Mon cœur aussi. »
Avec deux colons israéliens occupant déjà illégalement des maisons palestiniens à quelques portes de la famille Jaber, une des maisons depuis les années 1980, les Palestiniens du quartier Sadiyya font ensemble des démarches pour que ce ne soit pas le sort de la maison Jaber. Ils ont d’abord réussi à foutre les colons dehors, mais la semaine dernière, le tribunal a décidé que chacune des familles – les Jaber et les colons – pourraient avoir des gardes dans la maison. C’est ainsi que Ateret Cohanim a envoyé des membres d’une compagnie de sécurité privée armés de M-16 pour garder l’appartement de Hazem Jaber, à l’intérieur de la maison. Les Palestiniens cependant ne sont pas légalement autorisés à avoir des armes, et il n’y a pas de compagnie privée de sécurité palestinienne qui pourrait protéger la famille Jaber. Bien que, selon les Jaber, le groupe israélien Peace Now ait promis d’envoyer des gardes, la famille dit qu’ils ne l’ont pas encore fait.
Nasser Jaber espérait que son audience au tribunal la semaine dernière aurait réaffirmé que sa maison appartient à sa famille. Au lieu de cela, la date de la prise de décision a été repoussée à cette semaine. C’est la troisième fois que le tribunal a reporté la décision depuis le 2 avril. Pour Nasser et sa famille, ainsi que pour les gens du quartier, ce n’est pas seulement la maison qui est en jeu. Nasser dit : « Lorsque nous parlons de la situation de notre maison, nous parlons aussi de la situation de tout le pays, dans chaque village, dans chaque maison. »
Bien sûr, la maison de la famille Jaber est un symbole de la lutte pour résister aux pratiques de nettoyage ethnique du régime colonialiste israélien. Contrairement aux quartiers voisins Silwan ou Sheikh Jarrah, où des centaines de familles palestiniennes ont reçu des ordres d’expulsion – parce que leurs maisons seront démolies pour que les colonisateurs israéliens puissent occuper la terre – à l’intérieur de la Vieille Ville, le rythme de cette annexion rampante est plus lent, mais tout aussi grave.
Dans la Vieille Ville, comme ailleurs, les tribunaux, la police et les colons travaillent de concert pour déposséder encore davantage les Palestiniens. Mais sans une force de police ou un système juridique qui protège les Palestiniens de Jérusalem, et sans la possibilité pour la plupart des Palestiniens de se rendre dans leur ville capitale, il est bien plus difficile pour les Palestiniens de résister à la mainmise de leurs maisons de la même manière coordonnée. Néanmoins, les Palestiniens, dans chacun de ces quartiers menacés, sont déterminés à se battre pour leur droit d’exister sur leur terre.
Ce qui est significatif dans la bataille de la famille Jaber pour sa maison est la façon dont cette lutte est emblématique du processus double qu’utilise Israël pour judaïser la terre : annexion rampante et négociations reportées. Depuis qu’Israël occupe la Cisjordanie et la Bande de Gaza, ainsi que les autres territoires arabes, le nettoyage ethnique a été constant mais lent, contrairement au déracinement de centaines de milliers de Palestiniens en 1948 et 1967. Une maison ou un quartier à la fois, les Palestiniens sont chassés de leur terre. Et tout comme la famille Jaber voit le tribunal repousser continuellement la décision sur sa maison, au cours des 16 dernières années, les Palestiniens ont fait l’expérience des réalités du processus d’Oslo comme d’un processus dilatoire.
Bien que pour trop de gens Oslo signifie « processus de paix », pour les Palestiniens, Oslo a été une escalade dans la confiscation de la terre, parmi d’autres. Sous Oslo, Israël a continuellement repoussé les négociations sur les questions centrales qui auraient conduit à une solution juste, en particulier sur le droit au retour des réfugiés palestiniens et Jérusalem.
Les Palestiniens du quartier Sadiyya ne savent que trop bien que retard signifie que les colonisateurs israéliens utilisent ce processus pour établir davantage de faits accomplis. Mais les habitants de Sadiyya ont juré de continuer leur résistance pour soutenir leurs voisins parce qu’ils savent que ce n’est pas seulement la lutte pour les Jaber, mais aussi pour leur ville, et pour leur pays.
Il y a six ans, la police israélienne est arrivée dans la maison et a dit à Nasser Jaber que sa maison n’appartenait plus à sa famille, mais à un colon israélien de l’organisation coloniale messianique d’extrême-droite Ateret Cohanim, dont l’idéologie raciste est strictement alignée sur celle du Kach, parti politique qui plaide pour l’expulsion des Palestiniens. Mais quand le tribunal colonial israélien a envoyé la police sur place pour enquêter, il a décidé que la maison appartenait, bien sûr, à la famille Jaber.
Le scénario s’est répété l’année suivante, en 2004, lorsque le juge est revenu enquêter sur qui était le propriétaire de la maison. Une fois encore, après avoir visité la maison et vu les documents, il a été décidé que la maison appartenait à la famille Jaber. Mais l’histoire ne s’est pas arrêté la.
Le 2 avril, pendant que Nasser était chez sa mère dans le quartier voisin de Wadi Joz, 42 colons israéliens de Ataret Cohanim, armés de fusils d’assaut M-16, ont enfoncé la porte de la maison et se sont emparés de l’appartement qui appartient à Hazem Jaber. Il était 2h30 du matin et ils aient aidé par les forces spéciales israéliennes.
La mosquée voisine a alerté les familles du secteur et une bataille s’en est suivie dans la rue. 20 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, ont été bastonnés par les forces spéciales et 7 ont été arrêtés, dont Nasser, ses frères et son fils. Sami Al-Jundi, un des voisins de Nasser qui a été matraqué, a observé : « Ils n’ont pas utilisé de balles réelles ou de grenades lacrymogènes. A la place, ils nous ont frappés avec des matraques et nous ont aspergés de gaz paralysant au poivre. Ils savent que si le sang palestinien est répandu dans les rues de la Vieille Ville, une troisième Intifada suivra. »
Umm Alaa Jaber, qui s’est mariée dans la famille il y a 55 ans, dont la noce et la naissance de ses 9 enfants ont eu lieu dans cette même maison, croit que la lutte pour la maison et le quartier vise à les forcer à se soumettre. Elle remarque : « C’est exactement comme à Gaza. Ce qui se passe ici est comme à Gaza. Celui qui bouge est tabassé. Et ils frappent les enfants pour qu’ils aient peur de lutter contre l’occupation. Maintenant, ils expriment leur haine à l’intérieur de notre maison. » La situation a été particulièrement dure pour les femmes des familles Jaber et Karaki, qui ont dû endurer que des hommes étrangers occupent leur maison et envahissent leur espace privé. Umm Alaa dit de ce calvaire : « Mes yeux sont fatigués de larmes. Mon cœur aussi. »
Avec deux colons israéliens occupant déjà illégalement des maisons palestiniens à quelques portes de la famille Jaber, une des maisons depuis les années 1980, les Palestiniens du quartier Sadiyya font ensemble des démarches pour que ce ne soit pas le sort de la maison Jaber. Ils ont d’abord réussi à foutre les colons dehors, mais la semaine dernière, le tribunal a décidé que chacune des familles – les Jaber et les colons – pourraient avoir des gardes dans la maison. C’est ainsi que Ateret Cohanim a envoyé des membres d’une compagnie de sécurité privée armés de M-16 pour garder l’appartement de Hazem Jaber, à l’intérieur de la maison. Les Palestiniens cependant ne sont pas légalement autorisés à avoir des armes, et il n’y a pas de compagnie privée de sécurité palestinienne qui pourrait protéger la famille Jaber. Bien que, selon les Jaber, le groupe israélien Peace Now ait promis d’envoyer des gardes, la famille dit qu’ils ne l’ont pas encore fait.
Nasser Jaber espérait que son audience au tribunal la semaine dernière aurait réaffirmé que sa maison appartient à sa famille. Au lieu de cela, la date de la prise de décision a été repoussée à cette semaine. C’est la troisième fois que le tribunal a reporté la décision depuis le 2 avril. Pour Nasser et sa famille, ainsi que pour les gens du quartier, ce n’est pas seulement la maison qui est en jeu. Nasser dit : « Lorsque nous parlons de la situation de notre maison, nous parlons aussi de la situation de tout le pays, dans chaque village, dans chaque maison. »
Bien sûr, la maison de la famille Jaber est un symbole de la lutte pour résister aux pratiques de nettoyage ethnique du régime colonialiste israélien. Contrairement aux quartiers voisins Silwan ou Sheikh Jarrah, où des centaines de familles palestiniennes ont reçu des ordres d’expulsion – parce que leurs maisons seront démolies pour que les colonisateurs israéliens puissent occuper la terre – à l’intérieur de la Vieille Ville, le rythme de cette annexion rampante est plus lent, mais tout aussi grave.
Dans la Vieille Ville, comme ailleurs, les tribunaux, la police et les colons travaillent de concert pour déposséder encore davantage les Palestiniens. Mais sans une force de police ou un système juridique qui protège les Palestiniens de Jérusalem, et sans la possibilité pour la plupart des Palestiniens de se rendre dans leur ville capitale, il est bien plus difficile pour les Palestiniens de résister à la mainmise de leurs maisons de la même manière coordonnée. Néanmoins, les Palestiniens, dans chacun de ces quartiers menacés, sont déterminés à se battre pour leur droit d’exister sur leur terre.
Ce qui est significatif dans la bataille de la famille Jaber pour sa maison est la façon dont cette lutte est emblématique du processus double qu’utilise Israël pour judaïser la terre : annexion rampante et négociations reportées. Depuis qu’Israël occupe la Cisjordanie et la Bande de Gaza, ainsi que les autres territoires arabes, le nettoyage ethnique a été constant mais lent, contrairement au déracinement de centaines de milliers de Palestiniens en 1948 et 1967. Une maison ou un quartier à la fois, les Palestiniens sont chassés de leur terre. Et tout comme la famille Jaber voit le tribunal repousser continuellement la décision sur sa maison, au cours des 16 dernières années, les Palestiniens ont fait l’expérience des réalités du processus d’Oslo comme d’un processus dilatoire.
Bien que pour trop de gens Oslo signifie « processus de paix », pour les Palestiniens, Oslo a été une escalade dans la confiscation de la terre, parmi d’autres. Sous Oslo, Israël a continuellement repoussé les négociations sur les questions centrales qui auraient conduit à une solution juste, en particulier sur le droit au retour des réfugiés palestiniens et Jérusalem.
Les Palestiniens du quartier Sadiyya ne savent que trop bien que retard signifie que les colonisateurs israéliens utilisent ce processus pour établir davantage de faits accomplis. Mais les habitants de Sadiyya ont juré de continuer leur résistance pour soutenir leurs voisins parce qu’ils savent que ce n’est pas seulement la lutte pour les Jaber, mais aussi pour leur ville, et pour leur pays.
Le blocus de Gaza représente une nouvelle Nakba pour les habitants de la Bande de Gaza

Le comité gouvernemental pour la lutte contre le blocus a dit que la continuation du blocus sioniste sévère imposé injustement aux habitants de la Bande de Gaza, depuis plus de 2 ans et demi successifs, représente une nouvelle Nakba.
Le bureau d'information du comité a dit, aujourd'hui mercredi 13/5, dans un communiqué à l'occasion de la 61ème commémoration de la Nakba, que le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza représente toutes les sortes de souffrances de la Nakba palestinienne.
Il a attiré l'attention que la commémoration de la Nakba vient cette année simultanément avec une autre Nakba qui a frappé la Bande de Gaza après le renforcement du sévère blocus, et la fermeture des passages qui ont interdit l'entrée de tous les besoins nécessaires des habitants de la Bande.
Le comité a souligné que le peuple palestinien s'attache à son droit au retour vers ses villages et maisons dont quiconque ne possède le droit d'y abandonner.
Le communiqué a appelé les pays et gouvernements arabes ainsi que les organisations internationales à intervenir, immédiatement, pour sauver les habitants de la Bande de Gaza qui s'exposent à une nouvelle Nakba à cause du blocus sioniste.
Il a appelé l'ONU et les organisations des droits de l'homme à porter leurs responsabilités morales et humaines et presser sur les autorités de l'occupation pour ouvrir les passages et finir le blocus injuste.
Le bureau d'information du comité a dit, aujourd'hui mercredi 13/5, dans un communiqué à l'occasion de la 61ème commémoration de la Nakba, que le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza représente toutes les sortes de souffrances de la Nakba palestinienne.
Il a attiré l'attention que la commémoration de la Nakba vient cette année simultanément avec une autre Nakba qui a frappé la Bande de Gaza après le renforcement du sévère blocus, et la fermeture des passages qui ont interdit l'entrée de tous les besoins nécessaires des habitants de la Bande.
Le comité a souligné que le peuple palestinien s'attache à son droit au retour vers ses villages et maisons dont quiconque ne possède le droit d'y abandonner.
Le communiqué a appelé les pays et gouvernements arabes ainsi que les organisations internationales à intervenir, immédiatement, pour sauver les habitants de la Bande de Gaza qui s'exposent à une nouvelle Nakba à cause du blocus sioniste.
Il a appelé l'ONU et les organisations des droits de l'homme à porter leurs responsabilités morales et humaines et presser sur les autorités de l'occupation pour ouvrir les passages et finir le blocus injuste.
Poême d'un palestinien à son pays / قصيدة فلسطينية لبلاده

Palestine ... elle est ma maison où je n'ai jamais mis les pieds,
elle est la terre que j'aime sans limites.
Mon cœur pleure pour la Palestine,
je veux toucher son sol,
si ce n'est qu'une fois dans ma vie.
Mon cœur et l'âme sont toujours avec la Palestine, elle est une partie de ma prière rituelle.
Je prie pour qu'un jour, nous avons notre liberté, nous avons notre droit au retour.
Je prie pour mettre fin à ce meurtre horrible et injuste,
pour les enfants pour qu'ils commencent à vivre comme ils sont censés le faire sans crainte,
pour les mères d'être en mesure de dormir la nuit sans se soucier que demain ou après-demain, elle perd une partie ou la totalité de ses enfants.
Je prie pour les familles à vivre ensemble tout en un lieu sans un frère, un fils, un oncle dans les prisons israeliens à vie.
Je prie pour que les enfants puissent aller à l'école et jouer et revenir chez eux en sécurité.
Je prie pour que les épouses et les maris ne sont pas trop tôt veuves et les enfants ne sont pas orphelins quand ils sont encore jeunes.
Je prie pour que les personnes vivent dans la paix et l'harmonie et pour nous tous, Palestiniens nés dans le monde entier à se réunir et de se rencontrer dans notre patrie, une terre qui est né de l'amour dans notre cœur ...
Je suis palestinien et fière de l'être.
فلسطين... ومن منزلي حيث لم تطأ ، فإن الأرض التي أحبها من دون قيود. صرخات قلبي لفلسطين ، وأود أن أتطرق إلى أراضيها ، إن لم يكن مرة واحدة في حياتي. وروح قلبي دائما مع فلسطين ، بل هو جزء من طقوس صلاتي. أدعو الله أن يأتي اليوم لدينا الحرية لدينا الحق في العودة. أدعو الله لوقف هذا القتل المروعة للأطفال وغير عادل للبدء في العيش لأنها من المفترض أن تقوم بذلك من دون خوف ، وبالنسبة للأمهات أن يتمكن من النوم ليلا دون أن يثير القلق أو بعد غد غدا ، فإنه يفقد بعض أو جميع أبنائه. أدعو الله لأسر جميع العيش معا في مكان واحد دون شقيق ، وابن عمه في السجون الإسرائيلية مدى الحياة. أدعو الله أن الأطفال يمكن الذهاب الى المدرسة او اللعب والعودة إلى الوطن بسلام. ادعو للزوجات والأزواج ليسوا من السابق لاوانه والأرامل والأطفال اليتامى لا عندما تكون لا تزال شابة. أدعو الله أن يعيش الناس في سلام ووئام ، ولنا جميعا ، فلسطينيين ولدوا في العالم لجمع ويلتقي في وطننا ، وهي الأرض التي ولدت من الحب في قلوبنا... أنا فلسطيني ونفخر به.
Quelques pensées des fondateurs du sionisme

"Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ". Rafael Eitan (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).
" Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ". Menahim Begin (premier ministre), discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).
" Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” ! " Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).
" Il n’y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n’ont jamais existé ". Golda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969" C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres ". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).
" Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (...) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe ". Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).
" Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)
Le lien avec l'Holocaust










Alors qu’Israël en liesse commémore ses 61 ans d’existence, les Palestiniens continuent de se demander ce que l’avenir leur réserve. Leur rêve d’une solution à deux Etats semble s’estomper chaque jour un peu plus alors qu’Israël crée sans arrêt de nouveaux « faits accomplis » sur le terrain pour rendre ce rêve pratiquement irréalisable. Pourtant, la direction palestinienne a posé les armes en dépit des obstacles incessants et des impasses, répétant qu’elle vivra côte à côte avec Israël.
Comme si ce n’était pas un objectif suffisamment coriace à atteindre, le nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en train de le rendre encore plus inaccessible. Les Palestiniens, dit-il, doivent reconnaître Israël en tant qu’Etat juif, quel que soit le type de « négociations de paix ». Autrement dit, pas d’arrangement.
Le président Mahmoud Abbas a réagi avec rapidité, efficacité et pertinence. « Ce n’est pas mon boulot de donner une qualification à l’Etat. Vous n’avez qu’à le nommer vous-mêmes République socialiste hébraïque ; ce n’est pas mes oignons ! » a-t-il déclaré le 27 avril à Ramallah. « Je ne l’accepte pas. »
Il y a tant de calques et d’intentions sous-jacentes derrière cet argument qu’il serait difficile de les définir en si peu de temps. Mais contentons-nous de quelques points parmi les plus décisifs : pourquoi Netanyahu a-t-il exigé cela, et aussi pourquoi les Palestiniens n’en tiendront pas compte.
Auparavant, pourtant, il faut qu’une chose soit claire. Le Premier ministre Netanyahu n’a laissé aucune illusion sur ses intentions à soutenir ou aider à la création d’un Etat palestinien. Il s’est toujours opposé à toute entité politique palestinienne souveraine et, contrairement à beaucoup de ses prédécesseurs soi-disant de gauche, il n’a pas peur de le dire. Depuis sa prise de fonction, Netanyahu a éludé tout référence claire à un Etat palestinien, préférant dire qu’il « travaillerait à la paix » ou qu’il présenterait un projet économique pour les Palestiniens en tant que solution. Fondamentalement, Netanyahu qui fut pour la première fois Premier ministre en 1996 adopte la même approche à l’égard de ses voisins indésirables : les calmer avec des appas économiques et étouffer chez eux toute aspiration politique jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à négocier.
Maintenant qu’il est sur la sellette à nouveau, Netanyahu a besoin de nouvelles méthodes de blocage. Historiquement, Israël se doit de répondre aux Etats-Unis, au moins par principe diplomatique et aussi parce que le président Barack Obama n’est pas tout à fait George W. Bush. Indépendamment de savoir si Obama va être en mesure de marquer une différence significative dans un processus de paix gravement mis à mal, il s’efforce en tout cas de s’impliquer personnellement dans le conflit. Pratiquement dès le premier jour, il a envoyé dans la région George Mitchell, le désignant comme son émissaire spécial pour le Moyen-Orient, et maintenant il fait venir les dirigeants de la région à Washington le mois prochain pour discuter de son « projet de gestes de bonne volonté ». Ainsi, en l’état des choses, Netanyahu devait se montrer inventif pour trouver la façon ne pas prendre le train américain en marche pour l’inclusion.
D’où le préalable de l’Etat juif. En exigeant des Palestiniens de reconnaître Israël comme la patrie des juifs, Netanyahu abolit en fait tout droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers d’origine, d’où ils furent expulsés en 1948. Netanyahu, comme tout dirigeant israélien, a bien conscience qu’il s’agit de l’une des exigences de fond des Palestiniens, devenue aussi l’un des points de désaccord les plus épineux dans les négociations bilatérales. Ainsi, s’il parvient à arracher aux Palestiniens cette reconnaissance d’un Etat juif, il aura marqué un point décisif pour Israël pour n’importe quel type d’accord définitif avec nous.
Et c’est bien sûr pour cela précisément que les Palestiniens n’accepteront pas ce préalable. Le président Abbas a eu raison de le tuer dans l’œuf dès le départ, parce que la moindre négociation engagée sur ce point aurait eu pour effet d’édulcorer les demandes palestiniennes sur le droit au retour, un droit inscrit dans la législation internationale. Historiquement, Israël a toujours rejeté le droit au retour en raison de ses implications sur le caractère juif d’Israël, bien que ce soit le plus vieux problème de réfugiés restant à ce jour.
D’une manière ou d’une autre, Israël a néanmoins vendu sa cause au monde entier. Les juifs avaient besoin d’une patrie après les horreurs de l’Holocauste et leur longue histoire de persécutions, de pogroms et d’exclusions. Ils s’étaient déjà créés des liens religieux et spirituels dans le pays et ils ont commencé à s’implanter sur cette terre dès le changement de siècle. La Palestine, semblait-il, était la solution idéale pour les juifs. Donc, le sionisme était né.
Au milieu de toutes ces justifications émotionnelles pour que la Palestine devienne une patrie exclusive pour les juifs, le monde tend à oublier que les Palestiniens sont innocents de tout ce qui précède. Ceux qui ont labouré la terre pendant des décennies, la transmettant de père en fils pendant des générations, n’étaient pas impliqués dans le projet sinistre d’Hitler, mais au bout du compte ils paient le prix de la solution, c’est-à-dire que des milliers de Palestiniens ont été massacrés entre les mains des bandes juives, et des centaines de milliers expulsés de leurs foyers à jamais.
Le lien Holocauste/Palestine est devenu si inextricable au regard des réalités politiques d’aujourd’hui que même les Israéliens paient le prix quand ils en doutent. L’autre jour, un guide de Yan Vashem, le mémorial de l’Holocauste, a été congédié parce qu’il avait osé parler du massacre de Deir Yassin au cours de l’une de ses visites guidées. « L’Holocauste nous a amenés à créer un Etat juif et le trauma de la nation palestinienne amène celle-ci à rechercher une autodétermination, une identité, une terre et une dignité, tout comme le sionisme les a recherchées, » avait-il dit. La position du mémorial fut de dire, « L’Holocauste ne peut être comparé à aucun autre évènement. »
Donc, quand Netanyahu exige qu’Israël soit reconnu comme Etat juif, il rattache cette exigence à une histoire profonde et chargée d’émotions dont nous refuserons toujours de prendre la responsabilité, et particulièrement en raison du refus d’Israël d’assumer sa responsabilité dans le sort des réfugiés palestiniens. Les Palestiniens n’ont aucun intérêt à mettre en parallèle leur sort avec celui des juifs de la Deuxième Guerre mondiale. C’est l’histoire des juifs, c’est leur souffrance à laquelle tout être humain compatit étant donné son ampleur. Cela ne signifie pas pour autant qu’Israël puisse dénier notre histoire ainsi que notre souffrance née directement et à cause de l’implantation de cet Etat juif autoproclamé. Il serait simplement juste qu’avant que Netanyahu ne demande aux Palestiniens de reconnaître le caractère de son pays, Israël répare d’abord les injustices que son pays a infligées à une population innocente, il y a 61 ans. N’est-ce pas ce qu’Israël exige du reste du monde ?
Comme si ce n’était pas un objectif suffisamment coriace à atteindre, le nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en train de le rendre encore plus inaccessible. Les Palestiniens, dit-il, doivent reconnaître Israël en tant qu’Etat juif, quel que soit le type de « négociations de paix ». Autrement dit, pas d’arrangement.
Le président Mahmoud Abbas a réagi avec rapidité, efficacité et pertinence. « Ce n’est pas mon boulot de donner une qualification à l’Etat. Vous n’avez qu’à le nommer vous-mêmes République socialiste hébraïque ; ce n’est pas mes oignons ! » a-t-il déclaré le 27 avril à Ramallah. « Je ne l’accepte pas. »
Il y a tant de calques et d’intentions sous-jacentes derrière cet argument qu’il serait difficile de les définir en si peu de temps. Mais contentons-nous de quelques points parmi les plus décisifs : pourquoi Netanyahu a-t-il exigé cela, et aussi pourquoi les Palestiniens n’en tiendront pas compte.
Auparavant, pourtant, il faut qu’une chose soit claire. Le Premier ministre Netanyahu n’a laissé aucune illusion sur ses intentions à soutenir ou aider à la création d’un Etat palestinien. Il s’est toujours opposé à toute entité politique palestinienne souveraine et, contrairement à beaucoup de ses prédécesseurs soi-disant de gauche, il n’a pas peur de le dire. Depuis sa prise de fonction, Netanyahu a éludé tout référence claire à un Etat palestinien, préférant dire qu’il « travaillerait à la paix » ou qu’il présenterait un projet économique pour les Palestiniens en tant que solution. Fondamentalement, Netanyahu qui fut pour la première fois Premier ministre en 1996 adopte la même approche à l’égard de ses voisins indésirables : les calmer avec des appas économiques et étouffer chez eux toute aspiration politique jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à négocier.
Maintenant qu’il est sur la sellette à nouveau, Netanyahu a besoin de nouvelles méthodes de blocage. Historiquement, Israël se doit de répondre aux Etats-Unis, au moins par principe diplomatique et aussi parce que le président Barack Obama n’est pas tout à fait George W. Bush. Indépendamment de savoir si Obama va être en mesure de marquer une différence significative dans un processus de paix gravement mis à mal, il s’efforce en tout cas de s’impliquer personnellement dans le conflit. Pratiquement dès le premier jour, il a envoyé dans la région George Mitchell, le désignant comme son émissaire spécial pour le Moyen-Orient, et maintenant il fait venir les dirigeants de la région à Washington le mois prochain pour discuter de son « projet de gestes de bonne volonté ». Ainsi, en l’état des choses, Netanyahu devait se montrer inventif pour trouver la façon ne pas prendre le train américain en marche pour l’inclusion.
D’où le préalable de l’Etat juif. En exigeant des Palestiniens de reconnaître Israël comme la patrie des juifs, Netanyahu abolit en fait tout droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers d’origine, d’où ils furent expulsés en 1948. Netanyahu, comme tout dirigeant israélien, a bien conscience qu’il s’agit de l’une des exigences de fond des Palestiniens, devenue aussi l’un des points de désaccord les plus épineux dans les négociations bilatérales. Ainsi, s’il parvient à arracher aux Palestiniens cette reconnaissance d’un Etat juif, il aura marqué un point décisif pour Israël pour n’importe quel type d’accord définitif avec nous.
Et c’est bien sûr pour cela précisément que les Palestiniens n’accepteront pas ce préalable. Le président Abbas a eu raison de le tuer dans l’œuf dès le départ, parce que la moindre négociation engagée sur ce point aurait eu pour effet d’édulcorer les demandes palestiniennes sur le droit au retour, un droit inscrit dans la législation internationale. Historiquement, Israël a toujours rejeté le droit au retour en raison de ses implications sur le caractère juif d’Israël, bien que ce soit le plus vieux problème de réfugiés restant à ce jour.
D’une manière ou d’une autre, Israël a néanmoins vendu sa cause au monde entier. Les juifs avaient besoin d’une patrie après les horreurs de l’Holocauste et leur longue histoire de persécutions, de pogroms et d’exclusions. Ils s’étaient déjà créés des liens religieux et spirituels dans le pays et ils ont commencé à s’implanter sur cette terre dès le changement de siècle. La Palestine, semblait-il, était la solution idéale pour les juifs. Donc, le sionisme était né.
Au milieu de toutes ces justifications émotionnelles pour que la Palestine devienne une patrie exclusive pour les juifs, le monde tend à oublier que les Palestiniens sont innocents de tout ce qui précède. Ceux qui ont labouré la terre pendant des décennies, la transmettant de père en fils pendant des générations, n’étaient pas impliqués dans le projet sinistre d’Hitler, mais au bout du compte ils paient le prix de la solution, c’est-à-dire que des milliers de Palestiniens ont été massacrés entre les mains des bandes juives, et des centaines de milliers expulsés de leurs foyers à jamais.
Le lien Holocauste/Palestine est devenu si inextricable au regard des réalités politiques d’aujourd’hui que même les Israéliens paient le prix quand ils en doutent. L’autre jour, un guide de Yan Vashem, le mémorial de l’Holocauste, a été congédié parce qu’il avait osé parler du massacre de Deir Yassin au cours de l’une de ses visites guidées. « L’Holocauste nous a amenés à créer un Etat juif et le trauma de la nation palestinienne amène celle-ci à rechercher une autodétermination, une identité, une terre et une dignité, tout comme le sionisme les a recherchées, » avait-il dit. La position du mémorial fut de dire, « L’Holocauste ne peut être comparé à aucun autre évènement. »
Donc, quand Netanyahu exige qu’Israël soit reconnu comme Etat juif, il rattache cette exigence à une histoire profonde et chargée d’émotions dont nous refuserons toujours de prendre la responsabilité, et particulièrement en raison du refus d’Israël d’assumer sa responsabilité dans le sort des réfugiés palestiniens. Les Palestiniens n’ont aucun intérêt à mettre en parallèle leur sort avec celui des juifs de la Deuxième Guerre mondiale. C’est l’histoire des juifs, c’est leur souffrance à laquelle tout être humain compatit étant donné son ampleur. Cela ne signifie pas pour autant qu’Israël puisse dénier notre histoire ainsi que notre souffrance née directement et à cause de l’implantation de cet Etat juif autoproclamé. Il serait simplement juste qu’avant que Netanyahu ne demande aux Palestiniens de reconnaître le caractère de son pays, Israël répare d’abord les injustices que son pays a infligées à une population innocente, il y a 61 ans. N’est-ce pas ce qu’Israël exige du reste du monde ?
الاشتراك في:
الرسائل (Atom)
